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« La société n’est plus digne de la poésie », le mec qui à dit cela, m’a réconforté dans ma position de poète, bon, rajoutons qu’il à dit que tout ce qui pouvait suspendre le cours du temps, était poétique! Ce mec doit être l’un des rares vrais poètes qui existent encore sur ce globe, comment? Non, me demandez pas qui c’est, je n’ai pas retenu son nom!…
En ayant dedans mon répertoire, fais un nid à ton numéro,
J’ai suspendu à ses appels, le fil de mon horloge,
L’organe de mes aiguilles, palpite, à rythme de sonnerie,
Chaque elle me tient, au creux de son téléphone.
Mon oreille est fixée, sur ce son qui dans l’air, cassera le silence,
Rivés sur toutes les minutes, mes yeux, guettent ce dénouement,
Faisant apparaitre, numérique : ton visage! Drainé par cette opération,
Te modulant à travers les ondes, de là bas loin, à ici près de moi.
Mes pas consument, le moindre espace de ma maison,
Attendant le signal, pour venir m’abreuver, à cette source plastique,
D’où tu t’écoule aussi matérielle et brumeuse qu’un songe.
Et lorsque c’est moi, qui tente d’atteindre ton endroit,
Il me faut souffrir le suspens, d’un pouls qui de mon cœur,
Voyage par des veines insensibles, jusqu’à, cette froide machinerie…
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