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A Charles le Quintrec
qui aimait cet endroit,
A mon copain Ado *
qui lui était de là,
Moëlan sur Mer Décembre 2012 In mémoriam
Avec tous les cahiers
que j'ai noircis
pour rien
Avec tous les écrits
que j'ai tracés
en vain,
J'aurais pu faire,
j'aurais pu faire
tout ce qu'hélas
je n'ai pas fait.
Avec tous ces poèmes
mal conçus, mal éclos,
avec tous mes "Je t'aime"
jetés aux faux échos,
J'aurais pu faire
fondre la neige
de mes tourments,
être : Que sais-je ?
mais autrement.
Avec tous ces papiers
qui disaient mes secrets
par le vent dispersés,
la vie éparpillés,
J'aurais pu faire,
j'aurais dû faire
tellement mieux
en disant non
aux bien pensants
pour vivre à fond
le temps restant.
Avec les bois brisés
des recherches perdues,
les réveils hébétés
de mes rêves déçus,
J'aurais pu faire
de ces élans morts-nés
des feux de joie
pour mon repos,
des feux d'enfer,
brûler ma croix
pour réchauffer
mes pauvres os.
Avec les cris restés
en moi silencieux,
les chagrins demeurés
en mon coeur douloureux,
J'aurais pu faire,
j'aurais dû faire
tellement mieux,
revendiquer
ma déraison,
gardant les yeux
tout grands ouverts
toujours battant,
enfin serein
le soir tombé,
illuminer
mon horizon
y découvrir
la vérité
éclairant mon
ombre portée
pour entrer dans
l'Eternité.
Le Quintrec, Pézennec
le poète et l'humoriste :
ils m'ont beaucoup apporté.
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