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Le jardin abandonné à deux pas de la cité
Se vivait pleinement comme un coin de campagne
Nous étions trois ou quatre au pays de cocagne
Pour trouver,chacun pour soi,la réglisse de bois
Racine d'une plante aux feuilles d'acacia
Qui collent un peu aux doigts sur l'une des deux faces
Creusant la terre à genoux et par tous les moyens,
Pour extirper enfin la suave coriace,
Nous finissions,ravis,en tirant des deux mains
Par une tâche assidue aux gestes anodins
Un rapport à la nature déjà prenait sa place
Où tout esprit néfaste en nous était absent
La liberté en herbe avait un but pourtant,
Faire de nous, en outre,des êtres indépendants
Coolair
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