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MIDI

le vendredi 31 mai 2013, à 17:32. Posté par armand




    MIDI

    J ’étais à la Provence

    ce qu’une province est à la France
    j'étais à la Provence

    comme un prince d'appartenance.

    Les petites maisons blanches et pauvres
    éclataient sous le soleil chaud

    les petites maisons de lumière

    avaient besoin d’un coin de terre

    et cette terre était râpeuse et rouge

    sous le soleil de juillet.

    Et la fontaine était une source ajoutée

    à ma gorge desséchée.

    J ’avais peur d’être trop seul

    L'air était compagnon

    j’avais peur d’être vide

    L'azur m’emplissait tout entier

    comme une outre d’eau pure

    Je verdoyais par les arbres rabougris

    je fleurissais par les pousses sèches et tendres.

    Je m’endormais au pied d’un vieux mur
    amas d’anciennes pierres romaines

    Je rêvais de Marseille ou de Tarascon
    J ’étais présent aux arènes de Nîmes
    j’étais peut-être un combattant de soleil
    un prince de lumière

    un Séraphin de sang

    sur la poussière étendu

    comme un enfant qui joue aux billes

    ou avec des vipères

    d’un cercle de feu prisonnières

    Cette année-là je cultivais la lavande
    et la joyeuse romance

    J ’étais à la Provence
    comme un prince d'appartenance.

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
DIDOU le vendredi 31 mai 2013, à 19:59
souvenirs profond de votre villégiature, senteur de lavande quand chante le grillon...
Merci de nous faire voyager dans cette campagne que je connais très peu...
à bientot pour vous lire
amitié didou

Clo le vendredi 31 mai 2013, à 23:42
Merci pour cet avant-goût de vacances...

domidom le samedi 01 juin 2013, à 21:28
La Provence, pays du Soleil et des cigales, j'y suis passée une seule fois, trop rapidement....
En te lisant, je me suis souvenue de cette magnifique chanson de Gilbert Bécault (les marchés de Provence), ceci ne me rajeunit pas, hélas....
Merci pour cette belle lecture....
Amitiés, Domie...

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