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Mes poèmes - Moi

 

L'arrogance du miroir.

le samedi 01 juin 2013, à 11:34. Posté par Lola






A l'écart des ténèbres les blessures
S'assoupissent au drame qui s'essouffle,
Par la grâce du temps et la capture
De son cours où l'on se camoufle.

Sur ses courbes l'esprit glisse
Et gravit les rêves figés,
Sur ses pics, l'artifice
Est de vouloir se libérer.

Car tantôt les citadelles invisibles,
S'enracinent sur des terres mouvantes
Laissant croire qu'on est invincible,
Délivrés des luttes éprouvantes.

Mais aussi résistant aux assauts,
Les forteresses se greffent,
Terrant dans leurs cachots,
L'ombre qui creuse des reliefs.

Au fond l'offense survit toujours,
Sur les caprices de la mémoire,
Elle brave la haine, ignore l'amour,
Renvoyant l'arrogance du miroir.



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commentaires ( 15 ) (Ajouter un commentaire)
ptiteliline le samedi 01 juin 2013, à 22:46
Salut

J'ai lu je ne sais pas combien de fois ton poème parce que je n'arrivais pas à t'écrire de commentaire. D'ailleurs je n'y arrive toujours pas ^^'
Alors je t'écris juste un petit message pour te dire que ton poème est très beau et que je l'ai lu

A la prochaine :)
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http://www.mespoemes.net/ptiteliline

Loïc le samedi 01 juin 2013, à 23:45
Bien sûr que "l'offense survit toujours" quelque part dans un coin sombre ; ce qui change heureusement, c'est la place qu'on lui donne. D'ailleurs, à propos de place, je vois que tu as choisi, comme endroit pour le passé, "les oubliettes". C'est juste l'endroit où on peut descendre de temps en temps jeter un coup d'oeil au prisonnier avant de remonter sur les remparts (j'espère que tu as vue sur la mer, de là-haut).

Bises !

http://www.mespoemes.net/cellox

bluegirl le dimanche 02 juin 2013, à 00:50

ALINE,
Donc t'as aimé l'ambiance...Ah c'est vrai qu'on a trop tendance à se regarder dans un miroir, nous les femmes!
Merci d'être passée, à bientôt.
Bisous.


LOÏC,
Bah tant que c'est pas elle qui nous manipule, hein!
Un peu pareil pour les oubliettes, ça fait de l'exercice physique de descendre et remonter, mais tant que l'esprit reste connecté, alors je resterai electric-woman.
Justement, le vent alimente mes piles, car du haut des remparts la vision de la mer me donne des ailes.
Un jour peut être je m'envolerai et me libèrerai de l'offense, comme dans les rêves ou on a même plus peur de tomber; chiche!

Bises Loïc.





domidom le dimanche 02 juin 2013, à 15:03
Personnellement, je trouve que le miroir n'est là que pour raviver nos blessures, blessures que l'on croyaient oublier...
La vie est comme un précipice sans fond, on aimerait pouvoir s'y perdre, afin de se convaincre que plus rien ne peut nous effrayer....
Les caprices de la mémoire ne sont là que pour venir nous tourmenter...
A bientôt...
Gros bisous à toi.....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

domidom le dimanche 02 juin 2013, à 15:05
(l'on croyaient oubliées)...
A plus...Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 02 juin 2013, à 17:51
De belles métaphores, Lola, dans les commentaires qui précèdent.
Chaque vers, chaque mot de ton poème est un peu un reflet de ce miroir, mais qui ne renvoie jamais la même image, comme un kaléidoscope qui change le destin à chaque seconde.... mouvance des formes et des souvenirs. Les oubliettes sont évoquées. L'alchimiste, lui redescend sous terre, au plus profond de l'obscurité, pour en ressortir transformé, pierre philosophale revivifiée.... Loïc, suggère d'aller voir le prisonnier. Croupissant....ou méditant au fond de son profond cachot ? Mais en attendant il faut "gravir les rêves figés" (magnifique expression !). Enfin, puiSqu'ils sont immobiles, figés, ils ne risquent pas de se déformer où de s'évanouir, vanished in the haze ! L'offense ? Etrange, tu la place entre la Haine et l'Amour. Dans les limbes du pardon ? Vrai un très beau poème allégorique... à donner à disserter dans un lointain bac de Français, quand Lola sera une poétesse célèbre du début du XXI° siècle. Amitié et bisous. Philip.

bluegirl le dimanche 02 juin 2013, à 18:57

DOMIE,
Bah, desfois on prend de la distance et puis l'offense rejaillit, desfois on croit qu'on a plus peur de rien, et puis on se retrouve à se surprendre de nos propres ombres, comme si on les avait pas suffisamment ressassé...
Car en fait nous avons besoin de nous souvenir, souvent plus qu'on voudrait, tant elle fait partie de nous, et que nous faisons partie d'elle!!

bisous ma Domie.


PHILIP,
Loïc is a positive boy!
Ouiii, le miroir ne renvoit jamais la même image, et ce que je relève est que nous ne faisons que déplacer nos pires souvenirs à ne savoir qu'en faire...au fond, rien ne s'évanouit ni même ne change si ce n'est la perception...

Pour "vanished in the haze", Hoda ne sait pas me traduire, donc elle a tenté de voir avec le contexte, puis m'a dit qu'elle pige pas non plus ce qui est en français!...bref, tu m'expliqueras : )

Enfin pour l'offence, j'ai tenté d'exprimer que si elle brave la haine, elle ne se lie pas aisément à l'amour.
Pour pardonner à l'autre, il faut déjà savoir se pardonner à soi-même...processus compliqué dans le traumatisme profond.

Dans un futur lointain, les troubadours reviendront sans doute pour clamer ma poésie, certes!

Merci pour ce riche échange.
Bisous Philip.


Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 02 juin 2013, à 20:46
Merci aussi à toi de rebondir dans cet échange. "Vanished in the haze" signifie "qui s'évanouit dans la brume" (dans le sens de disparaître en commençant par s'estomper). Haze est plus proche dans la représentation que "Fog" (brouillard). Loïc te confirmera, je trouve "haze" plus poétique, car c'est plutôt "brume" c'est à dire quelque chose de pas très épais. Je t'ai donc écrit "vanished in the haze" à la manière poétique, les 2 mots vont bien ensemble.
Savoir se pardonner à soi-même, c'est pas si facile que ça, c'est peut-être même très difficile !
Enfin, je t'ai pas dit ! l'image choisie pour ton avatar est géniale au niveau de la représentation et des couleurs.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

José le dimanche 02 juin 2013, à 22:02
Il reste toujours des relents de nos blessures, même lorsqu'elles nous semblent totalement digérées et apaisées... C'est le signe flagrant que nous vivons.
Amitiés.

didou le dimanche 02 juin 2013, à 22:38
Bonsoir l'offense se regarderait-elle dans le miroir de notre mémoire.. c'est fort possible . Beau texte comme vous savez les écrire
à bientot bluegirl
amitié didou

bluegirl le lundi 03 juin 2013, à 22:41

PHILIP,
yes of course!
Je te crois sur parole.
: )


JOSE,
A choisir, je préfère d'autres signes!
Amitiés.


DIDOU,
Oui, fort possible. Les miroirs sont souvent révélateurs.
Merci pour ton com, amitiés poétiques.

elpatio(christophe) le samedi 08 juin 2013, à 21:13
je reconnais cette inspiration..
C'est magnifiquement écrit et il faut en chercher le sens..Je suis bien d'accord que nos souvenirs douloureux sont sans cesse travaillés par le ressenti de nos présentes émotions et de cette foutue mémoire qui ne veut rien oublier... Je m’aperçois aussi qu'elle peut oublier beaucoup de bons moments, des jours heureux mais jamais elle oublie le mal, la détresse ,les offenses, les douleurs et les blessures.La mémoire devient très sélectives avec nos souvenirs... Et l'on peut sombrer assez facilement dans ses méandres. Faut il pardonner pour oublier... J'aimerais tant pouvoir le faire... ou être capable de le faire .Prend soin de toi.

bluegirl le dimanche 09 juin 2013, à 12:55
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CHRISTOPHE,
Mais il faut pas trop lui en vouloir à cette fichue mémoire, car elle pourrait se rebeller et être encore plus sélective!
Et donc à toi aussi elle te joue des tours, à t'en demander ou sont passés les bons souvenirs...pourtant on le fait pas exprès, hein!
Peut être qu'on projette trop de choses sur les autres, dans le sens ou comment leur pardonner, si on ne s'est pas pardonné à soi-même...

Je crois juste que mon inconscient se moque parfois de mes efforts, alors je tente de déplacer mes schémas, (la vision des choses peut être parfois figée), faute de pouvoir les restructurer.

Je ne souhaite pas oublier mes traumas, car ils peuvent m'être utiles à éviter certaines situations, et puisque ma mémoire les a gravé...(oublier est un autre drame).
Alors j'apprends à mettre de la distance avec la douleur. C'est un travail de fourmi qui demande énormément de patience, mais qui donne du mérite.

Si t'es tenté de poétiser avec moi sur ça, fait le moi savoir.
Merci déjà d'être passé... take care!

belespoirs le samedi 15 juin 2013, à 15:37
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http://www.mespoemes.net/belespoirs
oui tu as raison l'offense réside toujours mais avec le temps le miroir se trouble et la blessure diminue ce qui permet quelque fois au miroir de pouvoir refléter une autre image ! peut être celle du pardon quelque fois c'est un très beau poème Amiités

bluegirl le samedi 15 juin 2013, à 16:56

BELESPOIR,
Le miroir pourrait refléter le pardon? ...à méditer!
Merci pour ta lecture, amitiés.

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