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Attendue depuis plusieurs lunes, elle vient frôler la cime des arbres,
les champs indolents, la lumière feutrée du soir, le silence de ceux
qui se taisent, pour s'évanouir dans le délice de son propre souffle.
La brise atténue les révoltes inutiles, donne un avant goût de paradis,
et son éphémère grâce glisse comme l'émotion furtive qui n'a pas
de prise sur le cours du temps.
Elle est complice des contrastes caressant le jour qui disperse
ses clairs-obscures, dans le creux des derniers rayons du soleil.
Là, où s'éveille la contemplation.
De cette évasion naît l'envol de l'oiseau, si fragile et captivant,
si léger comme l'ivresse que procure le vent. Ses ailes apprivoisent
la courbe de l'horizon, sublimée par les fluides aériens.
Alors la nuit douce et sereine dresse ses voiles, absorbe
les naufrages, guide les regards sur la voûte étoilée.
Sa voix transcende les sphères encore inhabitées
de la perception, son tourbillon de soie nous envahit.
Maintenant nus et délivrés, la peur n'est plus.
L'oxygène devient acteur de la dispersion où chacun
découvre au cœur de cet univers ce qui se perpétue à l'infini.
http://www.youtube.com/watch?v=PE_GomFDYjY
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