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Parfois, il est n’est pas aisé de commencer un poème, tout comme, parfois, il est difficile de le développer, ainsi que, parfois, très ardu de le terminer; en définitive, bien souvent, la conception d’un texte est une véritable ordalie, car fréquemment, malmené, par les tourments émotifs et les tribulations intellectuelles de cet art, le poète est une âme luttant contre la dérive et cela, constamment!…
Ne juge pas trop sévèrement, cet abandon sur mon visage,
Quand je navigue sans cap, dans un si grand espace et,
Qu’aucun compas ne peut me diriger, à travers les lieues de ma maison,
Tout seul, tout me devient si vaste, que je me noie dans ma propre demeure.
D’ailleurs, il y a-t-il quelque part, un homme, plus mendiant que moi,
Lorsque je me fixe dans le silence, attendant que ta voix me rejoigne.
Hier, je faisais un nid, dedans mon cœur, à chacun de tes mots,
Mais aujourd’hui ta parole, ne m’envoi plus, le moindre de ces oiseaux.
Le soleil de ton sourire, qui ouvrait un passage, dedans la nuit de ma sobriété,
Redonnant le jour à ma conscience, dorénavant, se tait derrière une éclipse,
Qui laisse, sur mon âme retomber, le couvercle absolu, des minuits ivrognes.
Dans mon ombre je tire le poids sourd, de l’influence de tout un passé,
Et c’est aveugle de connaissance, que je marche sans savoir pourquoi,
En suivant tel un roi déchu, dans le ciel, l’étoile de ton absence…
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