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J’ai laissé ici un peu de moi-même,
Des odeurs et des pluies tièdes,
Ton maquis montueux aux fleurs sauvages,
L’odeur de la terre, ses rumeurs.
Tout semble revivre aujourd’hui,
Le passé a ouvert ses portes de brume
Et sa lumière se tisse de mes regrets.
Cauria, que connais-tu de moi,
Ce passant qui dans ton regard
Avait aperçu d’idéals songes,
Que sais-tu du temps qu’il reste,
Du vent caressant les fleurs de ciste,
De ce chemin perdu enfoui en lui-même
Et se referme autant que l’oubli.
Le vent d’autrefois chargé d’écueils
Creusait la mer à l’assombrir,
Puis revenait sur les arcanes
Des soirs descendant sur tes courbes.
Regarde vendanger de vieux nuages,
Ce que j’ai au plus profond,
Comme un soupir, comme un adieu.
J’ai laissé ici un peu de moi-même
Et, vois-tu, je te le donne,
Prends le sous ton aile granitique
Vers de secrets et blonds rivages
D’où le passé, parfois, vous revient.
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Ce lieu mégalithique fut le berceau de ma rencontre avec la Corse il y a 30 ans. Cauria, lieu de paix, une source de vie
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