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En pensant au grand air de la Calomnie dans Le Barbier de Séville :"Et l'on voit le pauvre diable...terrassé etc"
En cette soirée de la fête de la musique je dédie ce texte à deux grands disparus,
Jacques Martin et Thierry Le Luron.
On prétend que la gamine
Dans la grange s'est couchée.
On la traite de vermine,
De fille dénaturée.
On raconte
-Quelle honte !-
Que le fils à Nicolas
Est sensible
-C'éti possible !-
Aux charmes des petits gars.
Refrain
(Les deux premières lignes sont parlées)
Qui parle de son prochain
En dit rarement du bien.
Qu'est-c' que çà peut nous faire (bis)
Ces histoires de fess's à l'air.
Qu'est-c' que çà peut nous faire (bis)
N'avez-vous donc rien d'autre à faire ?
Madame X est influente
Un peu partout dans l' quartier.
Et plus sa langue est méchante
Et plus elle est écoutée.
Ell' colporte
-La cloporte !-
Tire-tire larigot
Sans relâche
Ah que c'est lâche (parlé)
Des on-dit et des ragots.
Au refrain
Remplacer "Ces histoires de fess's à l'air" par
Ces secrets et ces mystères.
La voisine est brave femme,
S'en voudrait de fair' du mal.
Mais son art de fair' des drames
Avec rien est proverbial.
Sa marotte ?.
Ell' radote
Sur le monde tel qu'il est
Les commères
Qui exagèrent
En rajout'nt sans se gêner.
Au refrain
Remplacer "Ces secrets et ces mystères" par
Le venin de ces vipères.
Comme l'a dit le poète,
Elle gonfle la rumeur.
Tout bas, plus haut, à tue-tête
Elle finit par fair' peur.
Ell' rafolle,
Cette folle,
Des histoir's qui font du mal.
Ell' manoeuvre
-Quelle pieuvre !-
Et s'érige en tribunal.
Au refrain
Remplacer "Le venin de ces vipères" par
Ces condamnations sévères.
On cause et on cause en ville
Sur Pauline ou Jean-Gaspard.
Anonyme et imbécile,
On, pronom à racontars.
On dévoile
-Ah que c'est sale ! -
Sons, soupçons, façons, poisons.
Mais nous- mêmes
-C'est le problème ! -
Sommes-nous la perfection ?
Au refrain
Remplacer "Le venin de ces vipères" par
Ces ragots et commentaires.
Et la dernière ligne par
N'a-t-on vraiment rien d'autre à faire ?
Final (parlé)
Il y a tant et tant à faire
De par le monde qui va mal
Que l'on pourrait sûrement faire
Autre chos' que d'en dir' du mal.
Vitré été 1999 Tous droits réservés
Paroles et musique de René SAUVAGET de la Rivaudais
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