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Aux jours de désespoirs rappelle-toi l'odeur
Des foins, de l'aubépine en la verte prairie
Des beaux jours du passé emprunt de poésie
Et supporte le poids alanguissant ton cœur
C'est dans le souvenir que renait la douceur
Et souviens toi toujours de l'enfance fleurie
De la voûte étoilée éblouissant ta vie
Tout comme le berger admire la lueur
Des trésors de jadis, effeuille l'innocence
Au panthéon du soir déguste le silence
Cueille la violette et reviens sur tes pas
Tu pourras retrouver le parfum des lilas
Ce souffle qui te pousse à mirer les ramées
Redonnera de l'or à tes sombres pensées
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