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Telle apparaît Vénus de son antre marine
Révélant son nombril et sa ferme poitrine
Non d’un épais brouillard à couper au couteau
Mais couverte d’un voile formé de gouttes d’eau
Un voile arachnéen tremblant comme un rideau
Un tissu de lin fin brillant de pierreries
Qui lui colle à la peau et qui partout la suit
Ne dissimulant rien de ses formes parfaites
Comme un banc de poissons irisés de couleurs
Entre les mailles fines d’un filet de pêcheur
Tel un îlot fertile environné de mouettes
Celle qui enfante l’amour est en tous points parfaite
Comment l’imaginer bancale et contrefaite ?
Elle se déplace comme un voilier sur la mer calme
Comme sur la plage de sable un palmier bouge ses palmes
Preuve que son cœur de femme s’anime à l’intérieur
A ses joues pâles un peu de rouge met des couleurs
Comme un mirage sort des sables, des brumes de chaleur
Les rayons du soleil jouent dans ses cheveux d’or
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