|
SOURIRE
Oh que j’aime son doux sourire,
Sa voix chaude et ses dents de loup,
A chaque note qu’il expire,
C’est un baume autour de mon cou.
Je n’ai ni l’art, ni la manière
De le choyer comme un enfant,
Jamais je ne serai sa mère,
Mais je l’adule tout autant.
Mes yeux pourtant voient ses travers,
Et mes sens découvrent ses failles,
Peut-on aimer sans les œillères
Qui voilent la face et déraillent.
Oh que j’aime son doux sourire,
Mais que j’ai mal quand il se ferme
Comme une huître et qu’alors le pire
Ainsi qu’une colère germe.
|