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Maintenant je peux vivre, à découvrir toutes ces choses belles insolites
C’est parce que tu étais là, tant désireuse de pouvoir me donner la vie
Et les années ont passé avec ces lots d’amour, de joie et de jeux de pitre
Ou la passion et l’admiration font d’un petit être une raison à la survie
A réaliser tant de fresques calligraphiques, sur mon minuscule pupitre
Mais je me souviens de ta chevelure noire ébène aux effets bleu nuit
Tu aimais la peinture, et la création avec des bouts de rien en cumul
Guidant mes doigts sur la toile, et ressentir sa fibre rêche en enduit
Apposant les couleurs au panache bariolé, apprécié en un pas de recul
Regardant cette étincelle traversant ton regard, au désir sans nul envi
Aucunes limites à ma volonté, de profiter des longs moments maternels
Comme je suis le petit, cette tolérance fera de moi un enfant roi
Souvent blotti à l’abri de tes bras, je finis par croire à la vie éternelle
Telle une louve protégeant sa progéniture, des prédateurs au sang froid
Et ce bien faisant, en phase de repos dans tes bras au parfum naturel
Maintenant le temps est passé, seul le mirage produit par ma mémoire
Dessine dans mes rêves ton allure gracieuse, un pas aérien comme une fin
La vie à voulu que la séparation fasse de moi ce que tu es pour l’espoir
Maintenant en comprenant ta vie, les instants perdus sans aucun chagrin
Je peux en définir la lourdeur de ton fardeau, et maintenant te revoir
Tu es, tu étais mais pour moi tu resteras toi
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