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Mes poèmes - Moi

 

L'enfant disparue -historiette fantastique-

le dimanche 07 juillet 2013, à 14:41. Posté par Lola


    J'entends un bruit d'orage contre les volets de ma chambre. Pourtant il faisait
    encore très beau avant que la nuit tombe.
    Alors je me précipite vers la fenêtre le cœur palpitant et j'ouvre les rideaux.
    A ce moment un éclair traverse le bois des volets, qui aurait pu se briser sous l'impact.
    Après avoir eu un mouvement de recul, je soulève la clenche d'une main fébrile.
    Le parc apparaît sous mes yeux, à six mètres en dessous. Il ne pleut pas encore mais le
    frémissement des feuilles des arbres environnants produisent ce son mélodieux et inquiétant à la fois, précurseur d'une énorme averse. Au loin, un buisson habité de mouvements particuliers attire mon attention. Soudain un éclair semble briser le tableau qui s'offre à moi. Il atteint un bosquet et un miaulement strident en ressort. Pourtant le chat n'apparaît pas. Une minute s'écoule dans un silence profond. Ne percevant toujours rien, je descends les deux étages dans l'obscurité, pour sortir de cette demeure prêtée par un ami parti en congé dans les pays Scandinaves.
    Il a hérité depuis près d'un an de ce petit château, mais il a bien du mal à s'accoutumer à l'isolement, car aucune habitation se trouve à moins de sept kilomètres.
    C'est pour moi l'occasion rêvée décrire mon roman, mais il m'arrive parfois d'avoir des
    petites frayeurs d'être seule dans une si grande maison. Je me suis installée dans la chambre et le bureau du deuxième étage depuis une dizaine de jours, et là, je descends tout d'abord l'escalier de bois qui grince, puis poursuis dans l'autre beaucoup plus vaste, en marbre rose recouvert d'un long tapis couleur framboise.
    Un nouvel éclair traverse alors tout le côté est de la maison, et illumine l'intérieur. J'ai vaincu bien des peurs dont celle de l'obscurité depuis longtemps, mais l'intensité de cet
    orage est impressionnante. Pourtant il me semble que je ne serais pas plus en danger dans le parc qu'en restant au fond de mon lit à guetter les bruits de la nuit. C'est donc sans hésiter que je franchis le perron, sorte de pont entre la demeure et le jardin.
    D'ici, je peux entrevoir l'intégralité de la pelouse, et la véranda sur la droite, jusqu'aux bosquets, puis les grands arbres qui occultent le mur d'enceinte, à travers la lumière des éclairs. Ceux-ci s'enchaînent, s'entrecroisent, et l'odeur de la terre ainsi qu'une chaleur accablante emplit mes sens. A l'instant où mes pieds atteignent la dernière marche, d'énormes gouttes commencent à tomber. Enfin, je vais pouvoir profiter de sa tiédeur, respirer son odeur, marcher dans ses pas!...Alors je me dirige, à l'affût du moindre mouvement, vers le buisson d'où le terrible miaulement a surgi, mais je n'y trouve pas âme qui vive, le chat a dû filer, terrorisé. L'orage et son grondement reprennent de plus belle, et tandis que j'entreprends de faire demi-tour, mon attention est attirée par un trou de cinquante sur soixante-dix centimètres dans le mur de la propriété. Je ne l'avais pas remarqué depuis mon arrivée, et lorsque je m'en approche, mon pied droit glisse, et n'ayant pu me retenir, je percute le mur d'enceinte la tête la première. Je m'évanouis.
    ...
    Lorsque je me réveille, la pluie a cessé de tomber et en m'asseyant, je sursaute car tout près de moi un chat est assis, et à ses cotés, se tient une fillette de huit ou neuf ans qui m'observe avec calme. Je frotte mes yeux en me demandant si ce n'est pas une hallucination due au choc... J'essaie de remettre de l'ordre dans mes idées, tandis que je l'observe prendre doucement le chat dans ses bras, sans me quitter du regard. Ses cheveux blonds cendrés reposent en boucles indolentes sur ses épaules recouvertes d'un châle beige qui descend jusqu'à ses fines chevilles blanches.
    Pour tenter de sortir de ma torpeur, je lui demande comment elle s'appelle. Un nouvel éclair surgit, en guise de réponse. Ses lèvres pâles n'ont pas bougé, et ses yeux sont étrangement fixes. En fait je m'aperçois que ses paupières ne battent pas, et que ses traits sont comme figés. Comme elle n'a pu sortir de nulle part, et que je suis seule depuis plusieurs jours, mon esprit s'égare. La pluie se remet à tomber avec intensité. Le chat sans doute effrayé, saute de ses bras et se met à courir en longeant le mur de la propriété. Elle le poursuit, non sans jeter un dernier coup d'oeil dans ma direction, et je l'entends appeler "Tim, TIM!..."
    Je tente de me mettre debout, mais une douleur lancinante irradie mon crâne. Elle est sans doute liée à l'impact avec le mur. Je me relève donc doucement en me tenant la tête, et me dirige vers la véranda tout en scrutant le parc, cherchant du regard la petite fille et le chat. Ils sont peut être allés s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber, effrayés par les éclairs devenus moins intenses. Si l'enfant est perdue, elle reviendra tôt ou tard sur ses pas, sinon je partirai à sa recherche dès le jour levé.
    Déjà trempée jusqu'aux os, les vêtements légers que je porte me collent à la peau. Je me réfugie dégoulinante dans la véranda, dans l'espoir qu'elle m'y rejoindra et espérant trouver une bougie qui servira de repère dans la nuit.
    J'ouvre la porte sans peine, la referme, puis scrute la pièce qui contient un secrétaire, un
    fauteuil et une bibliothèque. Sur une étagère, je distingue un bougeoir sur lequel sont disposées deux chandelles, et à côté une petite boîte d'allumettes. J'ai donc ce qu'il me faut et décide de m'installer dans le fauteuil. Celui-ci est confortable, et je ne tarde pas à m'assoupir.
    Lorsque je me réveille quelques heures plus tard, le soleil commence déjà à se lever.
    Ma tunique est encore humide et je me lève un peu frissonnante. Je parcours du regard le parc, puis la pièce, et juste à côté de la bibliothèque, un cadre attire mon attention. Il représente une enfant assise avec un chat sur les genoux. Je suis frappée par la ressemblance entre ces deux êtres et ma rencontre de cette nuit ! En l'observant minutieusement, j'en conclus qu'il s'agit de la même personne, du même animal, mais sans plus d'indices, mon esprit s'égare longuement.
    Et comme ils ne se sont pas manifestés, il y a des chances que je ne les reverrai jamais.





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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
larose le lundi 08 juillet 2013, à 16:48
Bonjour Lola!!
Quel rêve effroyable mais quelle aventure!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz

elpatio(christophe) le lundi 08 juillet 2013, à 20:18
Bonsoir chère Lola, voila un bien intriguant début , troublant avec une pointe de suspense bien posée dans l'histoire de cette rencontre. Puisque c'est un tableau, cette fillette et le chat font partie du passé, pourtant bien réels pendant l'orage: hallucinations, apparitions, rêve... Il nous faut la suite ... !!! et aussi bien écrit, s'il te plait! au boulot))) . Bises.

bluegirl le lundi 08 juillet 2013, à 22:16
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LAROSE,
Un rêve?...peut être!
Mais plus énigmatique qu'effroyable, quand même...
Hum, je sais que tu aimes les frissons, et tant mieux si tu t'y es cru!
Bisous chère poétesse, à bientôt.


CHRISTOPHE,
Quitte à te décevoir, je ne pense pas écrire une suite pour le moment, et j'ai volontairement laissé une fin ouverte, destinée aux songes!
Quand à la qualité, venons-en, j'ai la chance d'avoir des échanges constructifs en écritures (dans le sens ou je cherche à m'améliorer), et je vais donc réécrire ce texte, en modifiant légèrement quelques petites choses, mais bien sur pas le sens. Du coup les lecteurs ne s'apercevront pas forcément de la différence.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout et d'apprécier, en tout cas.
Amitiés.


http://www.mespoemes.net/bluegirl

ptiteliline le mardi 09 juillet 2013, à 22:57
Salut. Normalement je n'aime pas les textes écris au présent mais la j'ai adoré. La chute m'a fait pensé à une nouvelle que lu et adoré cette année.

bluegirl le mercredi 10 juillet 2013, à 10:53
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ALINE,
Pas si facile d'essayer de contenter du présent, mais ce qui m'a fait plus hésiter encore est de parler à la première personne. C'est une façon de diversifier son écriture en quelque sorte.
Je vois que tu prends goût à l'écriture toi aussi, bonne continuation.
A bientôt.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

bluegirl le mercredi 10 juillet 2013, à 14:50
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Merci à LOÏC pour son aide précieuse qui m'a permit d'apporter quelques corrections au niveau de la formulation.

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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 10 juillet 2013, à 16:41
Chère Lola,
Ton imagination se mêle à ta recherche d'une écriture plus affinée pour un cocktail fort intéressant. Ton style, à la fois fluide et parfois immobile crée un ambiance un peu onirique qui me fait penser parfois au style de l'écrivain Henry James. Propos flatteur, mais néanmoins sincère que je te fais, quand on sait que l'on donnait à James le qualificatif de "maître du réalisme littéraire". Non, ne forçons pas le trait exagérément, tu n'en es pas encore là ! Mais franchement, je suis bluffé. On voit que tu peaufine ton écriture. C'est un challenge qui est tout à ton honneur. Tu me disais il n'y a pas si longtemps, qu'il t'était important d'écrire. Ton récit est descriptif, entrant juste ce qu'il faut dans le détail, pour suggérer mais aussi pour préciser ! L'ambiance générale est vraiment très bien rendue. Tu sais combien je suis exigeant dans la belle écriture poétique qui ne doit pas céder à la médiocrité, tant la poésie - et la littérature - sont arts nobles. Continue sur cette voie. Et bravo si tu souhaites améliorer encore ton texte. Amitiés à Loic. Amitiés et bises. Philip.

bluegirl le samedi 13 juillet 2013, à 01:26
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PHILIP,
Oui, ça m'est important d'écrire ce que je (me) suggère comme atmosphère, et cela me donne envie de progresser. C'est une façon de surmonter le mutisme dans lequel je me retrouve encore parfois confrontée, sans pour autant le subir
maintenant.

Ce que j'aime dans le fantastique, c'est je m'y retrouve toujours un peu!

La noblesse, c'est dans le regard plus que dans des critères qualifiants, alors je te remercie pour le tien toujours aussi encourageant.

Porte toi bien, bises.
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 14 juillet 2013, à 14:03
Je te remercie d'avoir apprécié mon commentaire. D'autant qu'il est sincère. Tu sais combien je suis depuis longtemps ton écriture. Tu es parvenue à t'immerger dans tes histoires (surtout quand elles sont en proses) et à nous faire partager tes ressentis. Bien sûr, je ne peux prétendre être celui qui a la capactité de juger une écriture, je ne suis ni critique littéraire, ni auteur reconnu. Mais j'ai une passion pour le verbe, pour les mots, et depuis le jour (déjà lointain) où je t'ai lue pour la première fois, je me réjouis de voir non pas tes progrès, mais tout le coeur que tu mets à bien écrire et à nous faire partager tous tes mots. Ce partage-là est pour moi inestimable, tu sais pourquoi. Si tu trouve de la "noblesse" dans le regard que je porte à tes mots, j'en suis très heureux, car, je te le répète c'est sincère. Pour avoir la chance de te connaître, je peux dire d'une certaine manière, que je suis fier de toi et fier d'être ton ami. Prends soin de toi. Bises. Philip.

Loïc le dimanche 21 juillet 2013, à 19:23
Je vais essayer de trouver des choses à rajouter par rapport à tout ce que dont on a dit de ce texte en mail ! Challenge. Pour ce faire, utilisons la bonne vieille "technique du résumé" qu'on nous demandait de faire au lycée, pour voir si on arrivait à se débarrasser de tous les détails narratifs secondaires pour retrouver l'essence du texte.

"Une femme séjourne seule dans une grande maison vide et isolée qui n'est pas la sienne. Au cours d'une nuit estivale d'orage, elle explore la propriété dans le noir, en quête d'un chat audible mais invisible. Un choc contre un mur l'assomme, et quand elle se réveille, elle est en présence d'une fillette spectrale portant un chat et qui ne semble pas la voir. Le chat s'enfuit, la fillette part à sa poursuite, et elle n'en reviendra jamais. L'héroïne s'abrite sous une véranda où elle découvre un tableau représentant la fille et son chat. Fin."

Ce que je vois comme éléments symboliques :

-- L'héroïne est en terre inconnue et n'a aucune raison directement apparente de sortir sous l'orage pour chercher un chat... mais bien sûr, il y a en fait une raison, sinon tu aurais écrit différemment. A toi de voir.

-- On peut noter, à ce sujet, que l'héroïne se comporte comme la fillette : les deux sont, chacune à leur tour, à la poursuite du chat. Donc : que symbolise le chat ? Point essentiel.

-- La fillette refuse de parler et ne tient pas compte de ce qui se passe autour d'elle (sauf en ce qui concerne le chat, donc). Elle est dans un monde différent de l'héroïne, et pourtant, comme les deux sont fatalement une facette de toi, il doit bien y avoir un rapport.

-- Cette incapacité à communiquer (malgré UN effort de l'héroïne) et le comportement très spécial de l'héroïne empêche finalement de savoir qui des deux est véritablement hors du monde réel. Il se pourrait que l'héroïne soit le fantôme. En tous cas la frontière est brouillée.

-- Et bien sûr, on doit se demander pourquoi l'héroïne avait envie de revoir les deux disparus. Quelle en est l'importance symbolique ?

Voilà donc quelques pistes pour te faire plonger davantage dans des profondeurs cachées !

Bises !

bluegirl le lundi 22 juillet 2013, à 23:37
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LOÏC,
Plaisir de te retrouver sur mon écrit, pour partager cette fois le fond de l' histoire.

-J'aurais du préciser que j'aime les orages? j'étais surtout affairée à décrire une atmosphère...

-Le chat n'est-il pas l'animal idéal dans une histoire d'orage...quel autre bête s'y risquerait?

- La fillette serait une partie de moi morte...c'est fort possible.

- Les frontières brouillées entre qui est quoi, avec pour symbolisme l'incapacité de communiquer, on dirait moi il y a quelques dizaines d'années ça !

-J'imagine que c'est normal d'avoir envie de revoir les 2 disparus, si ils sont une facette de moi !!!

Merci pour tes remarques forts intéressantes et que je n'évalue pas en terme d'utile ou d'inutile. Bien que, je ne comprends pas comment "mieux se connaître peut parfois avoir le résultat négatif qu'on sera moins spontané" moins "pur" dans les écrits futurs. Le mystère ne disparaît pas puisqu'il est lié à une interprétation qui peut évoluer au cours du temps.
Dresser la carte d'un pays inexploré, ce n'est que poser quelques indices sur le papiers...

Merci pour l'intérêt que tu portes à cette histoire, et toutes tes remarques que je prends comme un enseignement.

Amitiés Loïc.

Loïc le mercredi 24 juillet 2013, à 15:36
Les orages : Je comprends bien que tu aimes les orages, mais du coup, la fatale question me vient : pourquoi ? Hé hé, c'est ça qui est intéressant, toujours. Pourquoi.

La fillette : une partie de toi, forcément, c'est impossible d'y échapper quand on écrit. Mais "morte" ? Tu es sûre ? OK, je sais que la phrase finale de l'histoire indique la séparation "physique", mais la petite fille est tout de même un fantôme, et ils ne sont pas tous mauvais.

Le chat : Non, je n'aurais jamais pensé à un chat dans une histoire d'orage. Parce que moi c'est moi. Toi, pourquoi y avoir pensé ? Mais ce n'était de toutes façons pas la race de l'animal qui comptait, mais sa symbolique. Le chat peut évidemment représenter tout autre chose qu'un animal !

L'incapacité de communiquer : L'héroïne peut, c'est la fillette spectrale qui ne peut pas (peu importe les raisons liées à l'histoire, le résultat est qu'elle ne peut pas), donc ton explication est possible. On remarque quand même qu'elle est capable de parole quand il s'agit d'appeler son chat. Alors c'est "quoi" ce chat ??

"Normal d'avoir envie de revoir les deux disparus s'ils sont une facette de moi", ben non, pas du tout. Crois-moi qu'il y a des facettes de moi que je n'ai pas envie de retrouver si elles me fichent la paix ! Mais dans cette histoire, j'ai l'impression que c'est justement le mur invisible séparant deux mondes qui frustrent l'héroïne, qui n'arrive pas à faire réagir l'enfant et qui voudrait avoir une 2e chance de le faire. Je me souviens de ce que je te disais sur les rêves lucides : si on est suffisamment en contrôle, on peut poser des questions directes (et importantes) à son subconscient qui se manifeste sous la forme des personnages rêvés. Alors, peut-être que tu voulais une chance de poser une question importante à la fillette, mais autre que "comment elle s'appelle" puisque tu as déjà cette réponse-là. Trop facile !

Pour ce qui est d'être "moins spontané" : je voulais dire que quand on sait qu'on est en train de s'explorer à travers nos histoires ou poèmes, on peut parfois perdre la spontanéité de l'ignorant parce qu'on réfléchit trop au lieu de laisser parler le subconscient.

Quant à mon analogie de la "carte du pays inexploré', tu as tout à fait raison, dresser le carte n'enlève pas TOUT le mystère, mais une bonne partie tout de même. Que le mystère soit lié à une interprétation qui évolue est vrai aussi, mais pour chaque mystère il n'y a qu'une seule véritable interpétation, lorsqu'il s'agit de comprendre pourquoi on a écrit ce qu'on a écrit à un moment précis de notre vie. Si l'interprétation évolue encore, c'est qu'on n'a pas trouvé la vraie. Quand on la trouve, on SAIT que c'est la bonne et qu'il n'y a pas besoin de chercher plus loin (comme moi avec "L'Homme et le Chien").

Mais j'ai dit que la perte de spontanéité était juste un risque. Il est possible d'écrire en s'obligeant à ne pas réfléchir à ce qu'on écrit (comme je l'ai fait avec "La Chambre de l'Oiseau Noir" ou "Les Salons Rouges", par exemple). Il y a toujours des choses à explorer de cette façon !

Bises !

bluegirl le mercredi 24 juillet 2013, à 22:22
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LOÏC,
Je suis pas sure d'aimer les orages au point de risquer d'être attaquée par la foudre, et disons que l'histoire me rend téméraire.

Il s'agit pas forcément de mort malgré les indices allant dans ce sens, mais plutôt d'univers parallèles.

Le chat a eu une grande place durant toute mon enfance. J'en ai eu plusieurs. Ils vivaient en liberté dans le jardin et ceux des voisins, et la notion d'appartenance était liée du fait qu'on les adoptait à peine sevrés.

Forcément, on ne va pas se pencher pareil sur nos différentes facettes, si on est en paix ou pas avec, mais qu'on le veuille ou non, elles ressurgissent toujours un jour...
et il m'arrive d'avoir envie parfois de poser des questions non résolues, sans pour autant que ce soit un sujet de grande frustration, car au fond je conçois que chaque chose arrive en son temps. Ou pas. C'est comme ça !
Et la question d'apparence anodine posée dans l'histoire, est peut être le résumé d'un trouble identitaire.

L'éventuelle perte de spontanéité que tu évoques est une crainte qui t'est personnelle, et surtout liée au fait que ta poésie frôle le surréalisme, me semble-t-il. Ce n'est pas mon cas, et je crains donc pas que cela enlève à ma spontanéité.

D'ailleurs, je te rappelle qu'il s'agit juste d'un exercice d'écriture de mon atelier qui a été retravaillé ici, car j'aimais bien la thématique : à partir de cette phrase tirée au hasard d'un roman...(J'entends un bruit d'orage contre les volets de ma chambre. Pourtant il faisait
encore très beau avant que la nuit tombe)... il s'agissait d'inventer une suite.

Merci pour l'exploration !

Bises, à bientôt.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

cerise le dimanche 11 octobre 2015, à 14:55
Coucou Lola...me voilà ici sur les traces du chat et de la fillette disparus.
Merci de m en avoir indiqué le chemin...sourire.
Tes nouvelles ressemblent à tes poemes...ils flottent entre le réel et l imaginaire, le conscient et l inconscient...sourire
J ai toujours aimé le fantatisque et ses nombreux univers.
Je suis bien rentré dans l histoire et comme ton héroïne, je serais sûrement sortie voir si le chat allait bien. Un moment quand elle aperçoit le trou dans le mur cela m a fait penser à Alice et son lapin.
Et j ai grelote dans la véranda...sourire.
Merci pour ce moment de lecture.
Bisous et bon dimanche
Béatrice

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