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Ecoute, en ce grand soir comme mon coeur s'archange
De ton céleste écho devenant ma chanson
Je serais toujours là, goûtant ta floraison
Telle une abeille ivre épuisant l'or d'un ange
Je ne puis t'approcher tant mon sang se mélange
Sans m'emplir de ton vin à perdre la raison
J'admire la beauté de tes yeux, de ton front
Et rien ne m'est plus doux que d'aimer l'étrange
Volupté, émanant de ta peau de velours
Lumière éblouissante, au versant de mes jours
Sais-tu comme je t'aime et avec tant d'orage
Qu'il n'est pas un frisson qui porte autant de rage
Autant de fleurs d'avril, que le feu de mon corps
Qui défiera le temps au-delà de nos morts
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