|
Lorsque tu vins vers moi, mes demains étaient gris
Comme un ciel lourd d’airain faisant craindre le pire;
Quand la douleur t’étreint, le moindre ennui conspire
A ce chagrin sournois qui rend tes jours aigris.
Pour que le malheureux sache qu’il est compris,
Pour apaiser ses maux, un regard peut suffire;
Tu sus, sans dire un mot, partager mon martyre,
J’étais silencieux, tu percevais mes cris !
J’étais aveugle et sourd, tant ma peine était grande,
Trop amaurose pour accepter ton offrande,
Malgré tout, tu m’aidais à supporter ma croix.
Avec compassion, tu fus mon infirmière,
Soignant ma déraison ; c’est grâce à toi, je crois,
Que petit à petit, j’ai revu la lumière.
|