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Tous ces moments perdus au fil du temps qui passe
Comme fragiles fleurs emportées par le vent,
J’aurais voulu cueillir leur parfum captivant
Si mon esprit coquin n’en avait fait l’impasse.
Dans le tourbillon fou des matins qui s’enlacent
Aux lignes de nos mains de mille nuits rêvant,
S’évadent çà et là dans le soleil levant
Des flocons de mémoire engloutis par l’espace.
Toi, tu voudrais savoir et tes pas et tes mots,
Le tout premier sourire ou le pourquoi des larmes,
Mais je n’ai que le flou, en réponse à tes charmes,
D’un frisson qui a fuit le souffle des marmots.
En vain, je creuse l’heure où me surprend l’image
D’une ombre enfin docile en cet hier lointain.
Ta frimousse d’enfant dans un trait incertain
Me parle d’innocence au lisse d’un visage.
Ces quelques souvenirs, incrustés pour toujours,
N’occultent pourtant pas le sable qui égraine
Au bleu de l’horizon quand la vie se déchaîne
Tout ce qui fut trop doux pour s’accrocher aux jours.
Vois, je n’ai à t’offrir que cette simple esquisse
À la forme grossière et au pauvre détail,
Mais j’en sais les couleurs d’un si chaud éventail
Et l’étrange secret de ton âme complice.
31 Juillet 2013
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