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J’aime ma ville la nuit,
Elle est, telle une mer calme,
Lorsque l’horloge, déclare minuit,
J’y viens, nager avec l’âme.
Ses rues, comme les couloirs,
D’une maison de somnolence,
Traversent, le voile clair-noir,
Et mielleux, du nocturne silence.
Tel en une barque, ou presque,
Porté, par la vague d’un pas,
Abandonné, dans le soir dantesque,
Je lâche, la bride de mon compas.
Peut être, y trouverai-je une ile?
Et la chaleur d’un sein.
Déambulant, enivré de ma ville,
Auprès d’elle j’oubli, le menaçant demain
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