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.....Nous ne connaîtrons pas.....

le lundi 05 août 2013, à 01:48. Posté par Avenance






    …..Vivants ni Morts, nous ne connaîtrons pas les Hautes Solitudes où se recueillent
    En elles-mêmes et se diffusent les Essences dont l’Essence est Mutisme, Aridité,
    Abîme et pourtant nous révèle et traverse et nous porte, Pudeur, Ombre suprêmes des
    Hautes Solitudes, Forme pourtant de toutes Formes, divise Essence dans le Calme
    Agissant à son brasier, sa Fournaise occultée de Matière et de Sang, éclate et se répand, tout le Manifesté et pourtant se retient dans l’obscure Unité de sa Parturition,
    Dicte à voix de Silence le Murmure impérieux de sa Loi, Essence irrécusable des
    Essences dont la Geste et le Dire, Ecriture d’eau, de roc et de sable et de sang,
    Soulèvent et traversent la Gloire souffrante du Vivant, le Connaître, toutes les
    Affections…..Nous ne connaîtrons pas…..

    Nous ne connaîtrons pas, sinon dans les Effets du Vivre et du Parler, la principielle
    Obscurité, l’Essence indévoilée de la Lumière, les Hautes Gestations solaires dont
    Nous protège du Terrible une douce et demi- Cécité, heureuse Malvoyance, en nous,
    A travers nous et hors de nous, toujours poursuit son Œuvre, l’œuvre d’Obscurité,
    Invisible, inaudible à soi-même, indicible….De l’Essence invisible de l’œuvre, ce
    Battement de Vie, de Mort, n’espère ni son surgissement dans des Fleurs de Lumière
    Ni la progressive Lueur de Connaissance ou de Pensée, ne se montrera pas et ne se
    Dira pas car il n’y a nul signe pour l’Invisible de l’Essence, nulle Saisie visible pour
    L’Opacité du Sans-Fond, nul Savoir d’elle-même, nul Langage pour l’Occultation de
    L’Essence mais un Silence irrémissible, un Refus plus ancien que le Oui, une Absence
    Éternelle d’Images…. Nous ne connaîtrons pas …..

    Livrés à Soi, aux étranges Semblables, à l’étrange Dehors, ployés sur les Machineries
    De la Chair et du Corps, sur la Chair en travail et ses métamorphoses, poreuse, lourde,
    En incessante Alerte, la Chair sentante, nous nous tenons, Debout contre la Terre, dans l’Absolu de l’Immanence et de l’Être-Jeté, dans les Noces alternées du Souffrir et du Jouir, dans le Carcan et le Possible de l’Affectivité et les Oscillations de tous
    Contraires, séparément l’un vers l’autre versés et à travers les uns les autres, Voici
    Les Personnages de nous-mêmes, minéraux et friables, Vivants évanescents en luttes
    Infinies du Libre et du Non-Libre, dans la Stupeur de l’Impassible et du Sentir…..Nous venons des Lointains avec l’étrange allure de qui s’en va vers les
    Lointains, arrachés à la Souche noueuse de l’Oubli et du Silence, boiteux, tanguant
    Penchés, cerclés d’Abîme, affligés d’Origine et de Respiration, à demi-révélés, Ô
    Mourir continuellement! Nous ne connaîtrons pas…..

    Change et Dévoilement voilés révèlent et labourent les Matières et les Formes,
    Perpétuellement, désensablent et enlisent perpétuellement….Et le Chenal vers
    Les Essences reste obstrué…..

    En Vérité et en Errance, mourir continuellement! Nous ne connaîtrons pas……

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