|
Forcé dedans ce monde, matériel et volage,
J’ai noté une destination, sur ma carte, vers un archipel.
Et lorsqu’enfin je peux, me dévêtir des rouages,
J‘y vogue comme effréné, sur la selle d’un cheval!
J’acquitte à son péage, un tribut de raison :
Pour parler en ces terres, nubiles et sucrées,
Le langage placide et ivrogne d’Ixion,
Qui vous enfonce docile, en de profondes nuées.
J’y connais la ferveur, de tes lèvres félines,
Dorées de miel pourpre, qui dansent et me sillonne,
Comme un serpent lascif, torride et lancinant.
Quand alors tout m’abandonne, usé, par d’acides instants,
Je fond vers ce pays, où ma guitare sait,
Jouer toutes les partitions, de l‘amour avec succès…
|