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Prêtresse de la fringue

le vendredi 09 août 2013, à 12:25. Posté par odradek


    Prêtresse

    Attendre, le plus dur
    Gare aux escarres on s’immobilise planté
    Las et froid, chagrinée
    Ce n’est plus une simple rente « on va dans le mur »

    Je vous le dis, sans coup férir
    (J’ai lu ça dans Biba pas plus tard qu’aujourd’hui)
    Ou dans le Lui, de mon raidi
    (Il croyait entendre mon radis, ça fait rire)

    Dix-heures trente, petit rituel
    Au café en face notre thé du matin
    Et ma copine, c’est le bon chemin
    Nous devisons en dévissant sales teckels

    Pourquoi « sales teckels », c’est venu comme ça
    Nous sommes entourées de commerçants velus
    Mais ils rêvent debout, quoi nous grimper ces cornues !
    Nos corps nus pour ces boucs mal gaulés quel effroi

    Tordant membrés de radis, dans mélasse potage j’erre
    Ah je ne dis pas avec le patron mais bon
    C’est douloureux la crise, du coup on touche le fond (oh, j’vous en prie)
    C’était ça ou une « contrat alternée » mémère

    Excusables sacrifices, le vice n’est pas mon calice
    Mais mon raidi ne le sait pas que lui importe
    Le hic ce n’est pas un radis, quand il fracasse à ma porte
    J’ai la levée d’embargo vite ce silice

    Bizarre il n’en profite guère, aurait-il des remords le butor
    Moi ça me va la crise à bon dos moi aussi
    Quatre magasins en centre- ville, un peu dévergondée je le suis
    Où il voudra et supporter un amour mort ?

    L’amour et l’eau fraîche je désespère, à l’envi égoïste ne suis pas gourde
    Jolie peu farouche cherchant sensations
    Que n’allais-je m’encombrer croyez-le, d’un employé quelle démission
    Il faut garder raison et ne pas rester sourde

    Aux opportunités qui s’offrent à nous, le bon sens commun le dit sans pitié
    Avec les losers aussi sincères soient-ils
    C’est au pied du mur qu’on juge l’âne, son licol grossier sa paillasse il
    Ne lui manque que le mors amour sinistré

    Mais je m’échauffe je m’échauffe beaucoup trop, à la curée endiablée je fais fissa
    Je le sens je m’empourpre c’est si déplorable
    De ne pas se sentir vraiment considérée, pourtant en manigances je ne suis qu’affable
    La voiture du boss on va remettre ça?

    Pour le reste, il y a sa femme et ses gosses.

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
leeyang83 le vendredi 09 août 2013, à 12:45
----Eh bin dis donc, tu vas va me filer un ulcère sur la digestion !
http://www.mespoemes.net/leeyang83

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