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Dans un odieux cachot sans porte ni fenêtre
Pleurait à chaudes larmes comme une mandoline
Une jolie princesse victime de sa marâtre
Que privée de sortie trouvait la vie saumâtre
Amour qui passait là sans tambour ni trompette
Entendit les sanglots de la jeune orpheline
Amour est un grand Dieu qu’aucun obstacle n’arrête
Il connaît les formules qui sauvent du trépas
Sur un air de valse il se fait casse-noisette
Et se met à tourner tel un vivant compas
En deux temps trois mesures il brise le maléfice
Au bras de son Eros s’évade la belle recluse
Sur la piste de danse les amoureux s’enlacent
Là où l’amour triomphe la vie est un délice
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