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Le Sacre du Printemps

le vendredi 13 septembre 2013, à 16:07. Posté par Pierre


    J’ai toujours faim, je suis vorace,
    Je ne mange pas, j’engloutis
    Même les fleurs de pissenlits…
    Et gare au parterre où je passe !

    Oh ! je le sais, je vous agace !
    Vous aimeriez, tas d’abrutis,
    Que nous soyons anéantis,
    Moi-même et tous ceux de ma race.

    Votre courroux passera vite
    Car il faudra que je vous quitte
    Quand viendra la fin de l’été.

    Moi qui suis horrible chenille,
    Je serai reine de beauté
    En renaissant sous la charmille.

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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
armandstas18 le vendredi 13 septembre 2013, à 17:08
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http://www.mespoemes.net/armandstas18 j'aime ce poème bucolique qui donne l'espoir d'envol aux " rempants "
que nous sommes souvent; bien le bonjour, armand

domidom le vendredi 13 septembre 2013, à 22:28
Un joli sonnet pastoral....
Petite chenille se transformera en un discret papillon et deviendra reine de beauté.....
Quelle belle inspiration...
Amitiés, Domie...

http://www.mespoemes.net/domidom

Anto le dimanche 15 septembre 2013, à 11:08
Bon titre. Stravinsky en référence, c'est pas de la gnognotte ! Il est intéressant de noter combien le passage à l'octo raccourci le sonnet et lui apporte de fraicheur. L'allégorie de la chrysalide et de sa métamorphose pour exprimer le printemps (à venir, on en est encore loin) est parfaite, et j'ai adoré le vers 4 où Attila m'est apparu en puissance (utile pour créer le décalage avec le papillon à venir). Plus loin, j'ai un peu tiqué sur "tas d'abrutis" qui désigne sans doute la bêtise en général, mais qui peut se lire autrement selon que le lecteur soit ou non susceptible... Techniquement, je suis toujours fan des rimes verbe / mot ou adjectif : (engloutis / pissenlits, vite / quitte), et j’ai apprécié l’alternance des rimes consonantiques (féminines) et des vocaliques (masculines). Bref, j'ai trouvé ce poème à la fois maitrisé et abouti. Seuls pinaillages, les rimes des tercets, toutes en même nombre de syllabes (vite/quitte, été/beauté, chenille/ charmille) et le vers 12 où j'ai buté sur ce "Moi qui suis..." sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi (peut-être pour être de suivi de « Je » au vers suivant, ce qui fait redondance de vanité). Par contre, la suppression de l'article est honnête, puisqu'elle est reprise dans le vers suivant..
À mi-chemin entre la parabole le sonnet et la fable, l'auteur m'a encore offert un bon moment de lecture. Je n’ai même pas tiqué de voir cette chenille connaître son sort alors que c’est impossible !
Merci.

nemo le dimanche 15 septembre 2013, à 19:12
@ Armand et Domie,
Merci d'être passés.
@ Anto
Relisez en pensant "Printemps des peuples (de 1848)" et certaines expressions prendront tout leur sens.
Sur le plan de la prosodie, vous avez raison pour les six dernières rimes bisyllabiques.
Merci pour votre commentaire.

http://www.mespoemes.net/nemo

Anto le lundi 16 septembre 2013, à 17:12
J'avais vu sur les ballets Béjart un "Lac des cygnes" très proche de ce qu'en avait fait Nijinski (avec la sublime métamorphose d'un vilain petit canard). Mais je n'avais pas pensé rapprocher ce texte du Printemps des peuples, ce qui lui donne un caractère politique que je n'avais nullement envisagé. Éclairés de la sorte, effectivement, "abrutis" "anéantis" et surtout "race" sont justes, je pense seulement que ramener une troisième lecture dans une métaphore (surtout a posteriori, dans l'explication - Il n'y a pas assez de clés dans le texte pour l'atteindre) n'est pas à la portée de tout le monde. Déjà un sens double...
Quitte / vite est monosyllabique. Je voulais dire des rimes de même nombre de syllabes. J'avoue que c'est très pointu comme remarque, mais votre prosodie est parfaite; alors, si je veux me confectionner une image de critique, il faut bien que je dise qqchose, quoi...

salus le samedi 19 octobre 2013, à 19:30
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Très joli sonnet, tout ce qu'il y a de régulier ! - avec un titre musical autant qu’humoristique !
Le rapport avec les révolutions avortées de 1848 est très difficile !
Un bon travail, en tout cas !
Amitiés, et beaucoup d’intérêt !
Salus

rejane le mardi 29 octobre 2013, à 21:47
Bien sûr, la chenille qui se transforme en papillon, c'était trop simple ... mais ça me suffisait. Sans les précisions des commentaires, jamais je n'aurais pu faire le moindre rapprochement avec un quelconque Printemps des peuples. Joli travail, encore une fois :)

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http://www.mespoemes.net/rejane

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