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Les princesses de Chine ont toutes le teint noisette
Et connaissent de l’amour les mille et une recette
Que ce soit pour la vie ou pour un cinq à sept
Quand il leur faut séduire elles changent de facette
A l’ombre des jeunes filles séjournent les eunuques
Qui courbent leur échine et inclinent la nuque
Quand elles font leurs emplettes dans les rues de Pékin
Ils suivent leur litière ou portent leur palanquin
Une princesse de Chine poupée de porcelaine
Qui vivait dans la soie habillée en pékin
Pris l’habit militaire pour repousser les huns
Qui passant les montagnes dévalaient dans la plaine
Elle sella son cheval et s’élança dare-dare
Pour sauver tout l’empire des griffes des barbares
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