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Cette voix sépulcrale
Cette voix caverneuse
Évoque un puissant râle
Celle de la mer houleuse
Ou l’orgue d’une cathédrale
Mais ni la vague qui croule
Ni la pierre qui roule
Ni le char du soleil
Qui surgit du cosmos
Brillant et magistral
Telle une voix orchestrale
Émergeant de la fosse
Tambours et cymbales
Trompettes et timbales
Redorant le moral
A la foule qui s’éveille
N’ont ce son guttural
Non ce ton automnal
Ce timbre inimitable
C’est la voix animale
Des grands cerfs en choral
Âmes rustiques et brutes
Qui brament au temps du rut
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