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Je suis las de te rêver,
Las de t'espérer,
Las de t'embrasser au travers d'autres,
Las d'être ton apôtre.
Il n'y a aucune guerre à gagner,
Dans une lutte désespérée,
Le doux espoir de te rencontrer,
Cette folle envie de t'aimer.
Au final il y a bien plus que ça,
Il me reste moi,
Celui que j'avais oublié d'aimer,
Au coeur de tant d'années.
Aujourd'hui je caresse le vent,
Habiter par ce doux sentiment,
Que tu aurais pu m'aimer,
Si jamais nos routes c'étaient croisées.
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