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Mes poèmes - Moi

 

Par delà la non-mort.

le mercredi 02 octobre 2013, à 22:54. Posté par Lola





Si l'adversité creuse parfois la peine,
Qui traverse les âges impunément
Répercutant le vertige de la haine,
Et gémit la révolte d'un autre temps.

Il évolue aussi dans ce qu'il démontre,
Le lien qui définit cette appartenance,
Reflétant dans le miroir la rencontre,
De la faille perpétuant ses évidences.



- J'ai hérité de ce corps en déroute,
Consommé, consumé, controversé,
Il m'utilise, me martyrise, me déboute,
Mais je le gracie, ne veux plus le renier.

Cet hôte survit par delà la non-mort,
Dénonce l'ignorance, le mépris, le vice,
Résiste aux faiblesses, fortifie l'effort,
Feutrant la douleur qui est sa complice.



- Je suis le témoin de bien des erreurs,
Celles des autres, parfois involontaires,
Qui n'atteindront jamais cette saveur,
Du bon sens reliant l'ombre à la lumière.

S'éveiller de ces univers troublés,
Où l'abandon a enraciné sa torpeur
C'est apprivoiser les terres désertées
Pour y semer le culte de la douceur.



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commentaires ( 19 ) (Ajouter un commentaire)
larose le jeudi 03 octobre 2013, à 13:49
Bonjour Lola!!
Tes images sont magnifique j'adore, par contre c'est triste comme d'hab. tu aimes bien la tristesse!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz

armandstas18 le jeudi 03 octobre 2013, à 16:28
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http://www.mespoemes.net/armandstas18; d'abord, les nuances de tons bleus m'ont ébloui; ensuite ton texte si bien exprimé pour dire qu'il faut vivre avec soi, avec le corps qui est le nôtre, avec les affres de l'âge qui avance, ses maux (chez nous en Wallonie liégeoise, on dit "mèhins" pour tous ces petits maux qu'on acquiert au long de la vie), ton texte est vrai et sans concession; tu m'as bien fait réfléchir, merci et je vois que larose t'appelle Lola; amitiés donc, Lola...

domidom le jeudi 03 octobre 2013, à 17:15
De la non-mort, jusqu'à la mort....
Un long chemin à parcourir, mais que dire, ne sommes nous pas esclave de nous même, il nous faut tout supporter, notre corps qui souvent nous cause bien des soucis est aussi indispensable à notre survit que notre cerveau, c'est d'ailleurs grâce à ce cerveau que nous parvenons à tout maîtriser...
Comme toujours, un poème profond où se mêle la tristesse et la réalité....
J'aime ce style qui est tien et qui sait nous faire partager tes émotions.....
Gros bisous ma Lola....
Domie

ptiteliline le jeudi 03 octobre 2013, à 18:17
Salut Lola. J'adore ton image, elle est trop belle. J'adore aussi ton poème, il est magnifique.
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http://www.mespoemes.net/ptiteliline

bluegirl le jeudi 03 octobre 2013, à 18:36


Pour la personne qui n'a pas voulu se manifester sur cette page : non, je ne suis pas malade.
Le titre original , "corps malade", pouvait prêter à confusion, alors je l'ai changé pour un titre à connotation plus spirituelle.

La non mort représente pour moi la vision de mon corps qui a longtemps été morcelée.


bluegirl le jeudi 03 octobre 2013, à 19:57


LAROSE,
Possible que la tristesse m'aime bien, moi pas trop, (même si je la déteste pas !) Merci pour ta sympathie chère poétesse.
Bises à toi et ton chéri

ARMAND,
Avouerais-je que j'ai un faible pour le bleu...et ceux qui se laissent éblouir ?! :)
Petits maux, grands mots...le corps s'y perd parfois au point qu'on le délaisse. Mais il est quand même bien utile même avec ses bobos, alors on apprend à en prendre soin. Ca aide à reconnecter l'esprit !
Amitiés, Lola.


DOMIE,
Là, c'est de la mort à la non-mort, puisque l'esprit tente de se contenter de son enveloppe...
Nous sommes esclaves quand nous n'arrivons PAS à maîtriser.
...Tristesse et réalité, ou une certaine recherche de la maîtrise...

Merci pour ta fidélité sur mes écrits.
Bisous-bisous ma Domie.

ALINE,
J'ai mis à peut près autant de temps à trouver l'illustration qu'à écrire le poème, alors mon écrit est un concentré de mon esprit.
Merci pour tes compliments.


lemecducerclezutique le jeudi 03 octobre 2013, à 20:21
Le texte est beau et l'illustration également , ce qui ne gâche rien .

Salutations Zutiques

bluegirl le jeudi 03 octobre 2013, à 21:05
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Merci LEMEC-ZUTIQUE !! : )
http://www.mespoemes.net/bluegirl

imparfaitlibre le vendredi 04 octobre 2013, à 14:29
La spiritualité nous enseigne beaucoup de choses sur nous-mêmes alors savoir laisser l’esprit quitter le corps afin de pouvoir l’observer de plus haut est un état de sagesse qui apporte le bien-être, la sérénité, la paix en soi et c’est pour cela que ton poème raisonne à chacun de tes vers.
Savoir accepter qui nous sommes physiquement autant que psychologiquement montre l’évolution de l’être humain vis-à-vis de son passé, son présent et ne peut que le hisser vers le bonheur de son avenir.
Le corps n’est qu’une enveloppe terrestre qui n’est là que pour protéger l’âme et si parfois il est criblé de douleurs c’est uniquement pour nous faire comprendre où sont nos limites et nos priorités car l’épuisement provoque la faiblesse et la faiblesse est souvent la base de nos aigreurs.
« Je suis le témoin de bien des erreurs,
Celles des autres, parfois involontaires, …. »
J’irai plus loin dans la pensée : Nos propres erreurs, parfois involontaires ne sont-elles pas souvent à l’origine des erreurs des autres ? Ou ce que nous prenons pour une erreur des autres n’est-il pas le reflet de notre désir ou souhait ? Ou involontairement et inconsciemment, n’avons-nous pas poussé l’autre au point de provoquer ce qu’on estime être une erreur mais qui pour lui n’est qu’une réaction normale ? Et nos réactions ne sont-elles pas parfois des erreurs pour les autres ?
Le chemin de la connaissance de soi est à l’infini car il faut savoir se remettre en question avant et après chaque obstacles alors je pense que l’être humain n’aura jamais assez d’une vie pour le parcourir….
Je t’embrasse sincèrement chère Lola.
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http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

bluegirl le vendredi 04 octobre 2013, à 17:40
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IMPARFAITLIBRE,
dans le poème, je ne parle pas de détachement spirituel, mais d'abandon volontaire, quand justement on accepte plus ses propres travers, qu'ils soient psychiques ou psychologiques.
Oui, la douleur est là pour nous faire comprendre nos limites, alors il peut arriver de baisser les bras par rapport à ce quoi nous renvoient ces limites.
Dans le contexte que j'évoque, et étant porteuse d'un léger handicape, étant une conséquence
d"erreur" d'autrui, je suis volontairement restée évasive dans mes vers.
Je n'ai pas écrit "celles des autres OU LES MIENNES, parfois involontaires", bien que je suis tout à fait consciente que nos erreurs d'interprétation engendrent souvent celles d'autrui, voir qu'on accuse les autres de nos propres erreurs.
J'ai d'ailleurs très souvent soupesé ma part de responsabilité dans l'erreur au sens large du terme, sinon je ne serais pas allée assez loin dans ma réflexion liée en partie au travail psychanalytique...ce qui serait un peu dommage, vu que j'y ai passé quelques années !

La profondeur de ton com me mène donc à dire que l'important est de savoir faire la part des choses entre ce qu'on incombe à l'autre et notre part de responsabilité. Mais lorsque la violence gratuite affaiblit et crée des failles, et bien je sais d'où vient l'erreur. Les remises en questions sont très importantes, mais un jour il faut savoir trancher et ne pas rester infiniment dans le doute, que ce soit envers soi ou envers l'autre.

La non-mort nous concerne tous ou presque, car il est courant de "revenir de loin", et je pense que les meilleurs leçons sont celles qu'on apprend de soi-même : chez l'autre, nous ne percevons jamais vraiment toutes les composantes de sa sensibilité. Mais se donne-t-on déjà les capacités de s'occuper de soi ?...est-ce que la réflexion qu'on se donne peut aboutir à quelque chose d'objectif, ou pas ?

Merci de m'avoir donné l'opportunité de développer mes vers avec toi.
Plein de bonnes choses à toi et tes proches. Je t'embrasse, Lola.

http://www.mespoemes.net/bluegirl

Imparfait le vendredi 04 octobre 2013, à 18:12
"est-ce que la réflexion qu'on se donne peut aboutir à quelque chose d'objectif, ou pas ?"
Je vais crier même hurler que OUI car tu en es la preuve vivante et cet écrit respire la profondeur de tes pensées et on ne peut avoir de telles pensées sans objectivité.
Je te souhaite tout le bonheur du monde ainsi qu'à tes filles.
Bises sincères et à bientôt.

erv1984 le vendredi 04 octobre 2013, à 21:04
----le corps est tout ca en effet ,il ressent tout ca et ne dit jamais rien ,si on pouvait entendre toutes les souffrances de notre corps...tres bel écris ,merci de votre accueil et de votre passage chez moi...
http://www.mespoemes.net/erv1984

bluegirl le vendredi 04 octobre 2013, à 21:35
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Merci IMPARFAITLIBRE pour ta voix ! A bientôt, bises. Lola.

ERV,
Il y a "entendre", et puis une palette d'écoutes...plus ou moins profitables.
Ici sur mespoemes, il y a des échanges en plus de la poésie, et c'est toujours un plaisir d'accueillir, amicalement.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 06 octobre 2013, à 09:43
Eh bien, rassuré par le fait que le thème de la maladie n'était nullement au programme de tes vers, et arrivant tardivement pour te commenter (surtout après tant d'échanges intéressants, dont ceux avec Imparfait), le plus simple est que je te fasse une réponse-poème, en complément de tes vers. Réponse en vers, non par manque d'humilité de ma part, mais par simple geste d'amitié. On y va, mais je dois te dire que ces temps derniers, je crois avoir perdu beaucoup de ce qui était l'étincelle de ma poésie. Mon étoile poétique s'est bien ternie :
"Ô, hôte invisible qui survit en moi, prédateur/
Qui se réveille en adversaire ou en fielleux gêneur/
J'irai encore plus loin que tu ne l'imagines/
Par delà cette vie, quand plus rien ne se devine,
Que l'horizon glacé de nos vaines détresses/
Mais calme et apaisée, sans que plus rien n'oppresse/
Je prendrai les sentiers qui conduisent à ma Foi/
Ils sont sûrs, infaillibles, sans aucun désarroi/
Et j'irai sans un bruit savourer la Lumière/
Des rêves reconquis au bord de mes frontières".
Bof, ce que je viens de t'écrire est archi nul, je perds un peu plus chaque jour de mon écriture. J'ai honte, par rapport aux si beaux coms que l'on t'a fait sur ce poème. Tu peux l'effacer, c'est sans intérêt. Je te l'ai quand même envoyé par pauvre gentillesse. Bises et surtout amitié, c'est le plus important. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

bluegirl le dimanche 06 octobre 2013, à 21:35

PHILIP,
Je n'ai jamais vu un manque d'humilité dans les vers que tu as écrit pour moi, rassure-toi : j'aime l'écho que tu a fais de mon poème, (sauf le mot prédateur).
Bref, je vois pas en quoi tu te plains de ne plus aimer ce que tu écris, alors que récemment tu disais en être fier.

Ici, il me semble que tu fais un parallèle avec ta propre histoire... confronté à tes (non ?) choix ou ce qui découle de se chercher dans le regard de l'autre ?

Tu sais ce que valent tes vers et où sont tes valeurs, alors ne te laisse pas parasiter...comme te dit ta femme, sois toi même !

Bises, Lola.

Philip le lundi 07 octobre 2013, à 06:12
"Prédateur", je l'ai utilisé pour illuster, sous une forme poétique, ce Mal qui, trop souvent nous assaille, nous poursuit, "bouffe" nos espaces de vie et de liberté. Je n'aurais pas dû écrire ce mot sans doute, car je ne suis pas dans ton cerveau. C'était juste poétique. Et...très maladroit comme d'habitude. Pardon. Ta réflexion, quand à se chercher dans le regarde de l'autre est bien sûr très juste. Une chose est certaine aussi, oui, je sais où sont mes valeurs, d'elles j'en suis fier. Mais elles paraisssent parfois comme une lumière bien lointaine, occultées comme dans un brouillard où je me perd à ne plus trop pouvoir être moi-même. Une effroyable lutte crois-moi pour me retrouver moi-même. Mes vers, je vais finir par croire qu'ils ne sont faits que de suffisance et de prétention. Il faut dire qu'en ce moment, je ne vais pas très bien, c'est le moins qu'on puisse dire. Pardonne-moi pour ce com stupide et déplacé, que lui, tu pourras vraiment effacer. Les coms sont faits pour parler de l'ami(e) qui les poste, pas de sa petite personne.
Allez, j'aurai dû commencer par dire que ton poème est beau et que je l'ai beaucoup aimé. Demain est un autre jour, ça ira mieux. Bisous et amitié. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

bluegirl le lundi 07 octobre 2013, à 07:02
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PHILIP,
Se laisser prendre à ne plus être soi-même, ne devrait pas empêcher de revenir à soi dès que nécessaire.
J'en ai fait les frais, toi aussi comme beaucoup de ceux qui testent les extrêmes.
Demain est un autre jour, mais à 6 h du mat, c'est aussi...aujourd'hui...et c'est un devoir envers soi de le mettre à profit...car on sait plutôt bien de quoi sont faits nos lendemains : à peu près ce que nous en faisons...une effroyable lutte, ou une possible réconciliation.

La douceur ne germe que sur les terres apprivoisées.
Amicalement, Lola.


Philip le lundi 07 octobre 2013, à 13:27
Merci pour cette très gentille réponse qui m'a fait très plaisir. Et qui est pleine de bon sens comme d'habitude. La réconciliation avec moi-même me parait tellement impossible aujourd'hui qu'il me reste qu'une effroyable et pitoyable lutte dérisoire parce qu'elle tourne en rond. Et sans amitié je demeure figé, je ne peux plus avancer du tout. Je régresse donc et j'ai honte en regardant ce que j'étais. Mais merci, infiniment, mon amie de tes quelques mots. Bisous. Philip.

salus le dimanche 02 mars 2014, à 17:19
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au premier quatrain, je dirais d'un souci de ponctuation (ha ! ces virgules !)
celle qui se trouve après "peine", moi je la mettrait après "impunément"
et puis il y a un plan avec la syntaxe, car si -mentalement- tu supprimes "et gémi", la phrase devient claire.

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