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Il est pareil au fleuve tout bruissant de lui-même
Au printemps il s’éveille et se couvre de fleurs
De bourgeons tumescents que la sève fait éclore
Toutes sortes d’oiseaux nidifient dans ses branches
Il confie ses pétales aux habitants des ruches
Quand arrivent les beaux jours la saison musicale
Les ombres et les rayons y tiennent leurs récitals
Et quand survient l’automne et les premiers frissons
Le vent avec la pluie y jouent à l’unisson
Lorsque l’année s’achève il nous laisse des poèmes
La faune et la flore tout ce qui vit dehors
Les branches de sapins se parent de rouge et or
L’hiver s’est établi il a perdu ses feuilles
On peut le croire éteint en fait il se recueille
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