LES NUANCES DE BLUEGIRL https://www.youtube.com/watch?v=XnUSbyOEzk4 (Floyd)

 

Mes poèmes - Moi

 

Le miroir apprivoisé.

le vendredi 01 novembre 2013, à 20:17. Posté par Lola





J'hume le parfum des nuits désertées
L'insolent frisson des terres lointaines,
Et la démesure du miroir apprivoisé
Qui brave le silence, couvre les peines,

Invisibles...

Bousculées; par le doute et le remord,
D'instants dérobés que l'on dissimule,
Ces enjeux maladroits raisonnant encore,
Aux confins embrumés du crépuscule.

Evanoui....

Aussi, peu à peu l'écume des jours
Emporte l'empreinte qu'elle efface,
Le trouble de l'onde et ses détours,
Frôlant les récifs pour laisser place,

Enfin...

Aux fluides calmes qui déclament,
La douceur des sphères complices
Magnifiant la trame qui amalgame
L'alchimie des muses bienfaitrices.



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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
armandstas18 le samedi 02 novembre 2013, à 11:39
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http://www.mespoemes.net/armandstas18 tes "nuances" sont une fois de plus euphorisantes, tant à l'image que dans le texte;amitiés, armand

belespoirs le samedi 02 novembre 2013, à 11:40
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http://www.mespoemes.net/belespoirs
"
Aussi, peu à peu l'écume des jours
Emporte l'empreinte qu'elle efface, "
j'aime beaucoup ! le temps peut effacer les traces indésirables et laisser place ! c'est magnifique cette façon d'exprimer tes émotions profondes !
c'est un beau partage ! et puisse "l'alchimie des muses bienfaitrices" te porter vers le bonheur
Amitiés

Imparfait le samedi 02 novembre 2013, à 14:02
Savoir apprivoiser l'image que le miroir ose nous renvoyer c'est déchirer le voile que nous tissons entre l'être et le paraître et derrière lequel nous nous cachons afin de ne pas faire face à nos erreurs car il est plus facile de penser que les fautes viennent de ceux qui nous entourent.
Peu à peu le flou de notre regards s’éclaircit et les formes tordues qui nous faisaient peur autrefois prennent soudain une nouvelle dimension apaisant ainsi notre vision sur nous-même et nous éclairant sur le chemin de la paix intérieure.
En lisant ton poème, on ressent très bien ce cheminement de la crainte à la quiétude que chacun de nous peut parcourir un jour s'il décide d’apprivoiser son miroir.
Bises et à bientôt Lola.

Aline le samedi 02 novembre 2013, à 16:16
J'aime beaucoup ce poème et les mots entre chaque quatrains qui brisent un peu le rythme du poèmes sont super, ça le rend un peu mystérieux je trouve. Je ne sais pas trop quoi penser de ce poème mais j'adore en tout cas.
A plus.

bluegirl le samedi 02 novembre 2013, à 20:44


ARMAND,
La source est souvent chargée d'énergies positives, ce qui n'est pas forcément le cas pour le miroir.
Reste à faire du lien.
Merci pour ton sympathique passage.



BELESPOIR,
Il faut parfois se perdre loin dans la contemplation pour que le regard trouve à puiser dans la bienveillance extérieure et intérieure, doucement.
L'important n'est pas tant la finalité, mais le cheminement.

IMPARFAITLIBRE,
Entre l'être et le paraître, il y a un monde subtil de jeux de rôle que l'on (se) fait, et pas forcément avec l'intention de se cacher à soi-même ou à l'autre, mais peut être simplement car le face à face est impossible !! Rejetter la faute sur les autres ou sur soi, puis avoir la volonté de lever le voile est toujours une épreuve, puisque c'est un peu dépasser les constats et les accusations...et il faut faire face aux désastres comme à notre contribution.
Le flou du regard n'étant que le reflet du trouble de l'esprit, il est difficile d'ôter le voile de nos miroirs tant faire face est compliqué parfois, et que le déni peut être utile pour pallier à certaines situations.
Notre individualité nous pousse cependant à nous surpasser, pour autant qu'on en connait les limites intérieures et extérieures. Or, lorsque ces limites sont confuses, le manque de repère génère de la crainte, qui s'apprivoise.
Certaines alchimies nous encouragent, qu'elles soient intérieures ou extérieures. Elles sont un facteur important de notre cheminement.
Pensées amicales chère I-libre.



Merci beaucoup pour vos mots,
AMIS POETES,
(...sans oublier ALINE, bien sur).




domidom le samedi 02 novembre 2013, à 21:32
Le miroir n'affiche pas toujours le reflet de notre personnalité, souvent, il nous laisse apparaître que ce que nous voulons bien y voir...
Toujours un plaisir de te lire...
Bisous, Domie...

bluegirl le samedi 02 novembre 2013, à 21:56

DOMIE,
Les reflets de notre personnalité sont éclairés ou obscurcis avec le regard qu'on y porte.
Mais je t'assure que je trouve quasiment rien dans le miroir de ce que je voudrais trouver, hormis cette lueur dans le regard.
S'en est parfois très pesant, et les amis pourraient te dire que c'est pas pour me faire plaindre.
Enfin, peu importe, on apprend à faire avec ce qu'on a...

Prends soin de toi, bisous chère Domie.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

José le dimanche 03 novembre 2013, à 10:12
Un beau poème qui invite au cheminement intérieur.
S'apprivoiser c'est aller au delà de l'image, c'est atteindre cet (cette) autre, de l'autre côté du miroir. Cela demande beaucoup, beaucoup de temps et de patience. C’est comme attendre qu’un oiseau près de soi vienne se poser.
Se regarder, bien apprêté(e) dans le miroir, c’est au contraire comme voler l’image que celui-ci renvoie, c’est comme piéger l'oiseau pour s’en approprier la beauté.
Amitiés.

bluegirl le dimanche 03 novembre 2013, à 22:06
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Cheminement intérieur, encore et encore ^ ^
La patience, c'est surtout attendre le moment qui nous semble propice pour entreprendre selon moi.

Apprêté(e) ou pas, c'est aussi savoir s'adapter... la beauté est un concept si aléatoire...s'approprier est un concept de fermeture.

Pensées amicales.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

christophe le mardi 05 novembre 2013, à 20:57
Bonsoir Lola,
Comme tu le dis toi même, "notre individualité nous pousse à se surpasser" et il n'y a aucune limite à ce que tu peux faire, tu as cette force et tu as le courage! Alors fait cela pour toi car tu le mérites. Parce que tu le vaux bien )) Ton regard est fait pour être vers l'avant, pour toi et tes filles. C'était la petite minute de christophe, en direct de mon placard, ou je commence à faire mes valises... car je suis presque guéri))
Big Bises Lola, prends soin de toi !

bluegirl le mercredi 06 novembre 2013, à 00:01
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CHRISTOPHE,
Les limites existent, mais il est bien souvent plus facile de les repousser qu'on croirait. Avoir conscience de son individualité demande plus d'efforts pour certains que pour d'autres.
Si ça se voit que j'ai du mérite, (au moins celui de la sincérité)...c'est que je m'en suis d'abord accordé pour que cela paraisse visible.
Je le fais d'abord pour moi, et le communique pour ceux qui veulent bien le percevoir, ce qui est pas souvent le cas de mes filles...(mais je n'ai pas aidé mes enfants à grandir pour moi).

Ton placard ?...je ne suis pas sure de comprendre si tu t'aprêtes pour ton expédition, mais fait moi signe si tu en as le temps par mail avant de partir.
C'est toujours un plaisir de te lire.
A bientôt, bisous Christophe.


Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 06 novembre 2013, à 06:45
Coucou Lola,
Un peu de retard à commenter ton poème. Ce n'est pas plus mal, car cela me permet parfois d'avoir "l'explication de texte" à travers les échanges de coms qui précèdent !
Déjà, sur la forme, le poème est très sympa. Avec ces "inter-strophes", ponctuées par un simple mot : invisible, évanoui, enfin !
Je vois que nous progressons tous, tout en gardant notre style, dans le fond de nos écrits. Dans ton dernier com sur mon poème tu semblais te réjouir de voir que dans le corps de mes poèmes je prenais une autre voie, un peu plus optimiste. Je te dirai la même chose de ce poème. Ah, bien sûr, le grand thème du miroir. Ce foutu miroir qui nous renvoie notre propre image que l'on aime pas en général (oh, pas l'image physique mais l'image psychique). Et en général on y lit toute l'histoire de notre vie, dans cette image.
Mais là, le titre de ton poème est bien éloquent : le miroir semble enfin....APPRIVOISE ! C'est le fruit d'un travail sur soi, de tous les jours. La réflexion d'Imparfait sur la place du déni est intéressante. C'est qu'il en faut des "ruses et des contorsions" pour les apprivoiser nos miroirs ! Lol ! Je te dirai aussi, comme Christophe, qu'il te faut te surpasser. C'est en nous surpassant que l'on avance. Je vais essayer d'ailleurs d'appliquer cela à moi-même. Je reviens à ton poème :
que de réflexions en quelques vers ! Les mots séparatifs sont vraiment important. Le dernier "Enfin" appelle au soulagement tant attendu. Le bout du tunnel est parfois encore loin, mais quand on en visualise la lumière ! Il y a tout ce qui reste "invisible", mais on le sait bien parfois encore présent. Mais doutes et remords doivent être mis de côté. Seul moyen, pour avancer. Tiens les confins du crépuscule sont....embrumés ! Moi, je préfère la brume de l'aube. Elle s'ouvre sur un nouveau jour....et est toujours pleine de surprises.
En tout cas, merci pour ce poème apaisant. Et très beau dans la forme. Au plaisir de lire ton prochain écrit. Amitiés et bises. Ton ami Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

bluegirl le mercredi 06 novembre 2013, à 19:54

PHILIP,
Si tu cultives l'optimisme, et bien tant mieux...peut être qu'à te forcer (c'est toi qui le dit), arriveras-tu à être en accord avec toi et tes proches. Ce que je te souhaite.
Moi, je suis pas sure qu'on devient optimiste en s'inventant un parcourt qui nous sort de l'enfer, si on ne sait pas de quoi on parle...ni en s'enveloppant dans des voiles d'oubli et de brume...hormis l'aspect poétique bien sur !

Au fait? le crépuscule peut se situer aussi bien le matin qu'en soirée.

Je ne peux prétendre que j'aime toutes les facettes de mon reflet dans le miroir, mais je les apprivoise, sans ruse ni contorssions, ce qui m'empêcherait d'aller au fond des choses, je pense.

En ce qui concerne ce que tu as retenu de l'encouragement de se surpasser de Christophe, je suis pas sure que tu te réfères au sentiment d'individualité, et pas sure non plus qu'on ai le même concept sur la manière de se surpasser.

Ces mots "invisibles-évanoui-enfin" ne sont vraiment pas tombés là par hasard, comme tu peux te douter.
Ca reflète comme peut le faire un miroir, un désir d'effacement, pour ne plus avoir à me justifier pour celle que je suis, ce que je tais ou pas.
Lorsque je suis à saturation du manque d'écoute.

Ma poésie continuera à évoquer autant d'ombres que d'éclaircies, que celles auxquelles il m'est donné de faire face. Elles ne sont donc pas nécessairement le reflet de mon état d'esprit actuel, mais plutôt un besoin d'encrer mes mots sur la toile.
Et tu peux prendre le temps que tu veux pour me commenter, si cela t'arrange...je respecte tes priorités et ta vie privée.
Amicalement.

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