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Dans le secret des bois, je médite en silence
Mon cœur prêt à la quête, effeuille l'innocence
Je vis de mon désir, des parfums généreux
Des écrins inconnus, des arbres caverneux
J'ai donc quitté la ville et ses beautés ternies
Pour l'autel érigé par les terres bénies
Sous mes yeux tant de fleurs embellissent le jour
Elles soufflent partout une haleine d'amour
Et font chanter mon âme aussi loin que l'étoile
Ce spectacle divin sous mes yeux se dévoile
Parmi les verts taillis je me sens élever
Respirant le pollen, ma vrai humanité
Perce le doux mystère émanant des feuillages
Mes frissons de plaisir ne sont pas des mirages
Cette auguste nature œuvre d'un créateur
Et surement très loin des écrits de la peur*
Le calme et la douceur apaisent mes pensées
Emplissent mon esprit de vos plumes dorées
Celui qui les entend en demeure gravé
Qu'elle vienne d'Hugo, l'idylle volupté
Ou même Mallarmé, leur prière est si douce
Que mon plus grand bonheur, assise sur la mousse
Et de pouvoir miré, l'or d'un alexandrin
Qui devrait être un art ouvert à tout humain
* La Torah, la Bible ou le Coran
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