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C'est son triste regard et son air malheureux
Qui fait fondre mon cœur, tout autant que son maitre,
Je bénis le hasard, du jour qui l'a vu naître
Alors, saluons bas, l'animal généreux
Car l'aveugle en dépend, il lui prête ses yeux
Comme c'est émouvant le respect de cet être
Et sa fidélité que rien ne peut démettre
Il lui faut oublié tous ses élans fougueux
Don et dévouement deviennent son école
Il obéit au doigt, de même à la parole
Dés lors, il restera le noble compagnon
Et en si peu de temps deviendra un modèle
En donnant le meilleur en bon ami fidèle
Ignorant son bonheur pour vous offrir son don
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