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Souvent à travers bois dont la grâce m'enchante
En marchant d'un pas lent, je promène mon cœur
La lyre en moi s'accorde et comme l'oiseau, chante
Ainsi nul chant ne peut avec autant de bonheur
Apaiser mon esprit, là, mon âme soupire
Les yeux tourner vers l'or, j'écoute le pinson
Fleurir les frondaisons, sa ritournelle m'inspire
Tout un embrasement, aussi beau que moisson
J'éprouve du plaisir d'embrasser les calices
Au cœur même des bois, de cueillir des rameaux
D'offrir à ma mémoire un flambeau de délices
Griser par la splendeur de fabuleux ruisseaux
En me retrouvant seule en la forêt profonde
Il m'arrive souvent de tant de volupté
D'emprisonner un lys espérant qu'il m'inonde
De son pollen doré, de sa félicité
Pour vous je veux écrire en vers, mon art des trames
Célébrer le soleil à la pure clarté
Je veux des larmes d'or et puis des rires flammes
Rien que pour émouvoir, je me l'étais juré
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