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Putain de temps
Depuis le temps qu’on va de l’eau à l’océan
Sans fin et sans commencement
Putain de temps
Finalement le ciel nous gardera vivant
On se reverra forcement
Putain de temps.
En me levant le matin, je me dis aujourd’hui je vais passer une belle journée parce que c’est ce que je veux et chaque soir je remercie le ciel pour les bons moments que j’ai eu dans ma journée.
Certes, je ne vivrais pas éternellement mais comme je suis encore là je considère que vieillir est un cadeau quand on a la santé, en plus en vieillissant c’est quand a le temps et je prends le temps, car c’est important de prendre son temps.
J’ai eu une vie paisible et heureuse avec de merveilleux souvenirs que je n’échangerai jamais pour quelques cheveux gris en moins ou une bedaine plate.
J’ai eu aussi le cœur brisé par la perte d’un être cher, mais je me sens tellement privilégié d’avoir vécu jusqu’à maintenant, d’avoir mes cheveux grisonnants même si mes sourires ou mes chagrins ont creusé de nouveaux sillons dans mon visage.
Aujourd’hui, j’ai toujours le droit de pouvoir dire OUI et celui de pouvoir dire NON. Je ne pense pas avoir été vaincu par le poids des ans, mais le balancier de mon cœur marque les heures dans le tourbillon des noms que j’ai aimé et j’écris encore des vers pour mes poésies sur la route des mots, vertige de ma vie, mais au-delà des mots, il y a la pensée, au-delà des mots, il y a la liberté.
En vieillissant, ça devient facile d’être positif, il suffit de le vouloir fort et de le mettre en pratique et pour en terminer, ma vieillesse est comme un jardin, je récolte ce que j’ai semé avec les mémoires d’un passé qui sont restées dans ma chair et qui maintenant sont sur les pages de mes écrits. Ils ont été dans la joie ou dans la peine au fil de ces longues années, mais on ne doit jamais oublier que le présent se nourrit du passé et trace le sillon de l’avenir.
Mais si de la vie je prends le meilleur et que je garde le sens de l’humour, si au fond de mon cœur brûle encore l’amour, peu importe les années qui passent et les printemps qui se succèdent, oui, je ne suis pas encore vieux malgré ce putain de temps qui passe plus vite que ne passe le vent.
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