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Respire et garde au cœur ce que l’on croit perdu
Des choses oubliées, de ces détails infimes
Qui surent préserver de la peur de l’abîme
L’âme ou l’enfance s’est à jamais reconnue.
Contemple la magie d’une histoire effacée
Qui pourtant se révèle essence de mémoire
Et construit à rebours de ce que l’on veut croire
L’idée d’humanité d’un incertain tracé.
Revis et soumets-toi à l’instant du futur
Qui saura du génie de nos actes manqués
Et de ce que, bien sûr, on a toujours nié
Raviver le dessein de nos désirs obscurs.
Espère pour cela que nul dieu ne dérange
L’envie d’être demain, humain, tout simplement
Pour se laisser confiant et au gré des courants
Dériver vers l’espoir qu’un rêve se vendange.
Affronte ainsi le temps des passions retrouvées….
A l’heure ou la camarde esquisse un pas de danse
Pour dire qu’il est tard, réponds-lui en conscience
Que le déchirement des pensées entravées
Nourrit les résiliences dont elles sont l’émergence…
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