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Ecrit après le premier choc pétrolier
"Anne, petite soeur, ne vois-tu rien venir ?
Ne vois-tu rien couler, rien qui noircit la terre ?
- Ferme ton robinet ! Je ne vois rien mon frère .
-Quoi pas de pétrole, Anne ! Est-ce donc Dieu possible ?
- Dieu ?... Cà m'étonnerait. Mais le diable c'est sûr.
Lui sans doute alluma la première torchère
où brûlent sans arrêt les âmes des damnés.
-C'est vrai que cela coûte.
-Et de plus en plus cher !
-Et quand cela nous manque, on ne peut que "s'enfer".
-Il faut s'attendre à tout avec ce diable là. !
-Qu'on tire par la queue. -
-Qui ?
-Quelque pauvre hère.
-Pour être riche, soeur, n'essaie pas celle-là.
-Merci de ton conseil. Je me mets à l'ouvrage.
-Fais attention, ma soeur, le vice n'est "pas sage".
-Va je m'arrêterai quand j'aurai mon émir.
Pour un petit émir faire le maximum.
-Un prix maxi aussi pour un petit désir.
-Il faut qu'il ait un bouc, car le bouc "émissaire"
Mais s'il est trop chameau n'aura pas de "désert".
Moralité. Ou du moins intention :!
En France on n'a pas de pétrole mais on a des écrits.
Dont on peut toujours se servir pour faire du feu.
Ce ne serait pas la première fois qu'on brûlerait des poèmes.
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