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Il arrive parfois (non ca arrive souvent) que je ne sache exprimer, précisément, scrupuleusement, ce que je souhaite traduire de ma pensée dans un poème. Pourquoi? Je ne sais pas trop en fait. Du coup, cela fait que, tel le virus de la grippe, que l’on pense chaque année avoir guéri pour de bon et bien, j’y reviendrai!
J’ignore comment sera modelé ta forme terrestre.
Déjà, tu as éclos, de la glaise des femmes,
Et ton visage, qu’un jour alors je saurai reconnaitre,
N’est encore, à mes yeux logique, qu’une image anonyme.
L’espoir, me conte ta venue, telle une prophétie,
Est il Nostradamus? Ou simplement un pauvre fou!
De dire, que nos chemins, par delà toutes leurs facéties,
Viendront atteindre enfin, cet endroit, de l’amour entre nous.
Tu es là bas, je suis ici : l’un de l’autre inconnus,
Et ton cœur comme mon cœur, ne s’enflamme pas,
Pour cet autre être, sans substance, informe dans l’absolu.
Donc s’il est un cap à suivre, avec nôtre compas,
C’est celui d’une Amérique, au continent sans matière,
En voguant voiles ouvertes, avec une étoile Junon, comme repère…
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