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Cette légende, que Socrate raconte, à propos de l’Androgyne,
Ressemble à l’histoire, inscrite, sur les tablettes antiques de mon âme.
Identique à ce chemin, que la moitié, entreprend jusqu’au nombre,
En mon cœur j’ai lu, la volonté de souder nos deux êtres.
L’amour est en substance, de même poids que la fable,
Le philosophe, aussi tangible, que n’importe quel baiser,
Et lorsque, sa formule et la mienne, ont un même mouvement,
C’est donc que son entier et le mien, sont d’un pareil absolu.
Comme ère plein d’indolence, l’humain, que Zeus déchira,
Je marche, portant la nonchalance tel un sac chargé de pierres,
Le ventre creusé d’une faim, que nulle matière ne rassasie.
C’est le trajet inverse, que fait l’eau jusqu’à l’embouchure,
Que celui de l’homme qui retourne à sa forme originale,
Comme de celui qui désir, partager de l’amour avec toi…
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