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Mes poèmes - Moi

 

Recueil de l'appartenance.

le mercredi 25 décembre 2013, à 04:11. Posté par Lola




La course a submergé mes sens,
Je n'entends plus ni père ni mère,
Mais la complainte de ce silence,
Tire sur le temps qui s'accélère.

Le rythme débride la cadence,
Et ces terres qui nous séparent,
Laissant les longues absences,
Eteindre les nuits sans phare.

Ici dans les couloirs de la misère,
De la ville bruyante et insoumise,
Raisonnent les voix de mes frères,
Pudiques témoins de leurs emprises.

Alors qu'au fond la solitude espère,
Etre le recueil des ambivalences,
Et l'âme de la source accélère,
Le cours de son appartenance.

Mais inutile de compter les départs,
Ni les liens qui retiennent la distance,
Ni ces sentiments tutoyant du regard,
Le jour si proche, déjà en partance.





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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le vendredi 27 décembre 2013, à 21:30
Enfin on peut te dire que tes poèmes sont toujours un plaisir, j'adore entra -tes deux derniers quatrains, ta chute est un régal.....
gros bisous, Domie...

bluegirl le samedi 28 décembre 2013, à 15:21

DOMIE,
Merci de le dire.
Je dédicace ces vers à ceux qui me sont à la fois proches affectivement, et éloignés géographiquement, en reconnaissance de nos liens.
Bisous ma Domie.

raphaelle13 le samedi 28 décembre 2013, à 19:24
Un beau poème Lola, bien délicat entre liens, solitude et complainte...

(j'adore la photo de ton site elle est magnifique !)

Au plaisir de te lire,
bisous, Raphaëlle

bluegirl le samedi 28 décembre 2013, à 19:59

RAPHAËLLE,
Mais la complainte se veut murmure... et les liens ne sont pas plus un fardeau que la solitude, juste une sorte d'équilibre. J'ai appris à trouver des bénéfices quelque soit le lieu ou je vis, car on ne choisit pas toujours, et mes liens sont éparpillés si bien que je profite pas autant que j'aimerais de ceux qui me sont chers.

Je t'enverrai d'autres illustrations du même auteur dans un prochain mail si tu veux.
A plus, bisous Raphaëlle.

http://www.mespoemes.net/bluegirl

Réjane le jeudi 09 janvier 2014, à 11:34
C'est grâce à ton commentaire sur un de mes poèmes que j'arrive sur cette page, et j'en suis ravie. En effet, le parallèle est troublant, j'aime beaucoup ton poème.

http://www.mespoemes.net/rejane

bluegirl le samedi 11 janvier 2014, à 11:57

REJANE,
Merci beaucoup d'être passée lire mon écho parmi tant d'autres.
Amitiés.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

bluegirl le samedi 11 janvier 2014, à 11:57

REJANE,
Merci beaucoup d'être passée lire mon écho parmi tant d'autres.
Amitiés.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 12 janvier 2014, à 11:56
Coucou. Ah, je n'avais pas encore commenté ce "Recueil de l'appartenance".
Comment aborder ce poème ? Méditer sur l'éloignement, la solitudes ? Ce n'est pas forcément nécessaire. La vie d'aujourd'hui, d'ailleurs, fait que l'on ne vit plus forcément près de ses proches. Et puis, ceux qui sont chers, sont parfois loin, très loin, au-delà des mers mêmes. Frères et soeurs, qu"ils soient de sang ou de coeur .... L'évocation de la fratie (dans tous les sens du terme, familiale, amicale ou spirituelle) n'est pas anodine.....car le mot fort est bien dans le titre de ton poème : l'APPARTENANCE. A un échelon différent, mespoemes.net est une petite fratrie, où il y a du partage. Certains commencent à se connaître à travers les échanges, ne se rencontreront peut être jamais.....mais il y a ce sentiment d'appartenance. Alors l'éloignement n'est qu'un paramètre. Autour ce cette amitié poétique, nous ne sommes jamais bien loin les uns des autres.
Cela est bien exprimé ou parfois sous-jacent, dans chacun des tes quatrains.
Mais, la vie fait que les bancs, peu à peu se vident de présence. Il ne resterait donc que la solitude, pour certains, comme seule compagne ?
A bien y regarder, sans doute pas. Emotions, souffles d'amitiés, mots, sont une présence impalpable, mais une présence quand même. Pour nous, tout du moins.
Mais il ne faut pas oublier, et tu l'as souligné avec....humanité, merci, il y a ceux qui errent dans les couloirs de la misère. Sans repères, sans plus de repères. Et c'est encore plus cruel dans ces villes "bruyantes et insoumises comme tu le soulignes.
Mais, bah, en effet le jour où il s'agira "d'être en partance" pour un instant ou pour toujours arrive bien trop vite. Dissolution de tout ? Des liens ? De cette vie à laquelle on s'est accroché.
Ah, comme je rêve que la seule appartenance qui soit puisse être celle de la dignité. Merci pour ces très beaux vers qui font réfléchir, Lola. Bises et amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

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