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Les enfants parricides …
Reconstruisent en rêve un futur sans passé,
Bâtissent sur le sable de sombres mausolées
Au front salé des vagues toujours abandonnées,
Sans cesse à se donner de l’automne à l’été.
Et l’hiver elles sont grises
Et la plage est fugace au crayon de la brume
Enfants des pluies acides à l’horizon cloné,
Nés de blêmes matins orphelins du grand soir
Aux joues salées de pleurs d’enfance abandonnée,
Sans cesse à se flétrir de l’automne à l’été,
Et demain seront grises
Sous le regard volé d’horizons dérobés.
Enfants d’un dieu comptable,
Dans les châteaux de sable
De villes misérables
Aux minutes comptées,
Parricides sans rêve au futur sans passé,
Vous adorerez nos sombres mausolées
Semés dans le désert
De pétrole infesté.
Vous,
Orphelins du grand soir
Passagers du brouillard qui mutile les doigts,
Qui étouffe les voix,
Enfants des pluies acides à l’horizon cloné,
Nés du viol de la Terre,
Enfants d’un dieu minable,
Vous vous révolterez !
Vous,
Que l’on sommera de marcher toujours droit
Et d’honorer les lois du marché, de l’Etat,
Vous irez divaguant
Sur l’aile résignée d’un albatros géant
Qui sera pour mourir sur un vaisseau fantôme
A l’ouest de l’amour,
Dans un triangle d’algues
Et vous nous maudirez....
Théo
sd/2013
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