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Que promet-on toujours des paradis futurs ?
Toujours il faut attendre, et jamais rien ne vient !
Vivez dans la piété, vous mourrez dans la joie,
Dit-on, en tant de pages et en tant d’auditoires.
Humblement, mains au ciel, tous marchent tête basse,
Dans le vent, sous la pluie, et ainsi va la vie.
Que promet-on toujours des paradis futurs ?
Quand j’ai tenu le mien contre mon espérance,
Comme un rêve magique, soudain concrétisé,
L’amour universel pour l’amour d’une femme.
Dans la force du souffle, il n’était pas futur,
Que d’un tel privilège je reste le profane !
Que promet-on toujours des paradis futurs ?
Quand s’est éteint le mien, comme on mouille une braise,
Un douloureux fracas, qui fit tout s’effondrer,
Comme un rêve, soudain, qui vire au cauchemar.
S’il doit en être ainsi de toute volupté,
Que cessent les promesses, et tout sera plus clair.
Que promet-on toujours des paradis futurs ?
Quand il n’existent en fait que des heureux moments,
Qui surgissent en leurs jours, pour disparaître ensuite.
Je garde de la vie, un âpre souvenir,
Et si je dois partir, que l’on m’ouvre la porte,
Et je pars libéré, même de votre espoir.
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