le mercredi 08 janvier 2014, à 14:06. Posté
par alain
« On sait » disent les vieux
« On voudrait bien savoir » disent les jeunes
Les femmes elles ne disent rien
Et puis il y a les autres
Le grand troupeau lent des autres
Qui dînent en cadence
Tout couturés d’enfance
Et lourds
Si lourds de leur petite mort
Ils rêvent à des amours qu’ils auraient pu commettre
Ailleurs
Ces attentats du cœur quand le cœur est tenté de ne plus s’oublier
Ils rêvent
Mais ils rêvent assis
Et ça fait si longtemps
Si longtemps pour certains qu’on peut se demander
S’ils ne sont pas nés ainsi
Au fond Savez-vous bien
L’Homme n’existe pas
Il n’y a que des prétentions d’hommes
Et les femmes le savent
Elles qui ne disent rien
Nous vivons depuis toujours des crépuscules
Nous côtoyons la nuit depuis la nuit des temps
Et toute étoile qui naît menace à chaque fois d’être l’étoile ultime
Et s’il neige il se peut qu’un jour
Il n’y ait plus de neige
Les aubes sont lucioles au pays d’où nous sommes
Et l’alouette en son gosier ne sent plus monter le chant
Cela n’empêche pas que revienne l’avril
Cet amant facétieux qui croque du soleil
Et que sur des parvis caressés de blancheur
Viennent jouer des gosses qui ne demandaient rien
Nous ne sommes après tout
Que l’ébauche d’un bond
Le dessin délicat dans l’air de la jambe qui se tend
Le désir d’un sursaut tel qu’en rêvait Icare
José le mercredi 08 janvier 2014, à 14:29 Un très beau texte aux parties d'anthologie, comme la 3ème, la 5ème ou encore la 7ème.
Amitiés.
salus le mercredi 08 janvier 2014, à 19:51 ----
Oui,oui, un bien beau texte,
J'en lève mon gibus !
Salus
Petite soeur le dimanche 12 janvier 2014, à 13:02 "Cela n’empêche pas que revienne l’avril
Cet amant facétieux qui croque du soleil "
OUAHOU! Alors ça c'est splendide!!!