|
Si demain était l'adieu, je voudrais que tu saches,
avant l'envol vers les cieux, avant le coup de hache
des dieux sur le lien qui nous unit
que tu es le plus bel amour de ma vie.
Un amour inoubliable car de lui naquit
les bases de ce pauvre diable, base de ce que je suis.
Et chacune de tes caresses sont mon réconfort.
Et chacune de tes tendresses sont ma richesse, mon or.
Si demain était l'adieu, je voudrais que tu saches
qu'il suffisait à mes jours malheureux, à mes peines lâches,
la chaleur de ton sourire ou un changement de ton
pour éclipser d'un rire mes sanglots longs.
Combien ces blessures sont ternes comparées à cette peine
de devoir un jour te perdre sans nul pour me consoler.
Et chacune de mes pensées sont des prières vaines.
Et chacune de mes prières sont que tu ne meures jamais.
Si demain était l'adieu, je voudrais que tu saches,
que si tes yeux s'éteignent, c'est le soleil qui se cache
et que dans les ténèbres pareil à ces étoiles d'or
je brillerai bien que le dedans soit mort.
Car dans ce monde, j'aurai perdu l'essence même de ma vie,
la ferveur de mon coeur et de l'âme la mélodie.
Ta mort sera ma mort comme ta vie fut ma vie :
quand on aime follement un être tout fini avec lui.
Si demain était l'adieu, je voudrais que tu saches,
en ce jour heureux que rien ne gâche,
que je garde en souvenir tant de bonheurs,
tant de rires et sourires qu'aucun pleur
ne pourra ternir ton image.
Si belle et si sereine.
Si demain était l'adieu, je voudrais que tu saches
qu'à jamais je t'aime.
|