Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 10 janvier 2014, à 05:18 Cher René,
Au-delà de la fable moraliste qui termine ton poème, je ne peux m'empêcher de penser que les pauvres catins (oh, pas les call-girls qui roulent sur l'or, consentent au métier et fréquentent les princes) qui, sous d'autres atours et en d'autre lieux, exercent - contre leur gré - le "plus vieux métier du monde", ne sont pas si différentes que la fille de joie dont parle Baudelaire.
Je te cite deux de ses quatrains :
"Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
Se faufilant, au coin d'une rue égarée,
Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,
Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse Famine a par un soir d'hiver,
Contrainte à relever ses jupons en plein air."
Leurs souffrances sont les mêmes.
Amicalement. Philip. |
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domidom le vendredi 10 janvier 2014, à 12:07 L'Etat est sans nul doute le plus grand proxénète du monde, il ne fait pas de différence, pourvu que l'argent remplisse les caisses, qu'importe sa provenance.
J'aime beaucoup la teneur de ce texte...
Amitiés, Domie...
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DIDOU le vendredi 10 janvier 2014, à 12:22 Le plus vieux métier du monde, he oui, il existe en cette onde, le choc des cultures, l'entrechoc d'une nature avec un ministère mature et immature, voilà que des contraventions sont inédites dans la cour des grands ... les putains du roi sont celles aussi que l'on aime avec un droit...
très bien vu
amicalement didou |
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euphonie le vendredi 10 janvier 2014, à 15:50 ----
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Un jour un étudiant a dit
Le mariage est un bordel gratuit!
René il faut réouvrir les maisons Claude.......
Belle moralité que tu nous donnes René...
Marie |
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rivaudais le dimanche 26 janvier 2014, à 01:38 Baudelaire, un des sommets de la poésie française; en fut aussi, pour moi ..et d'autres beaucoup plus autorisés, un des tournants. Comme Villon en son temps, La Fontaine, Rimbaud, Mallarmé, Breton, Prévert, pour ne citer que quelques uns des pricipaux, il a fait évoluer la poésie. D'autres, aussi grands, l'ont fortifiée (tels Verlaine ou Hugo) eux l'ont amenée à être différente. En mieux ou pire, c'est une autrec question. Je connaissais ce poème, mon cher Philip. Très beau, très juste, très humain. Baudelaire savait ce qui en était. Si je ne me trompe, il en est plus ou moins directement décédé. |
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rivaudais le dimanche 26 janvier 2014, à 01:43 BHL a écrit un excellent livre sur "Les derniers jours de Baudelaire". Livre dont le titre est proche s'il n'est pas celui-là |
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