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PLEIN LA TETE
J’ai fait le plein de spleen
Fardés d’œuvres libertines
Habillés des voiles de l’habitude
Portés par le vent de l’oubli.
Qu’elle est belle ma nuit d’incertitude.
Je tourne en rond
Dans le carré des désirs inaboutis
Où mes cauchemars sont rangés.
Je m’endors avec ma solitude,
Les yeux au vide du plafond.
Je cours après l’arrêt du temps,
Ma dépression prend de l’altitude.
Les secondes immobiles
Aucune aide, inutiles,
Tapissent les murs de mon sommeil.
La lumière inondant le futile
De rayons s’évadant du soleil.
Oh temps suspend ton viol…
Mes rêves avinés au vitriol
De ma mémoire sans fond
Déroulent leurs films furtifs
Sur l’écran plat encéphalique.
Les images s’enchaînent
Au pilori des émotions,
Dansant aux chants plaintifs
Des souvenirs bucoliques
Où germe la graine
Des espoirs déçus.
Aux carrefour des neurones,
Rue des pas perdus,
Se présentent des clones
Fuyant le trop plein d'absence,
Ils tournent en désespérance
Dans les rond-points du doute.
A faire du stop vers un futur
Où règne la démesure,
Ils restent au bord de la route
En attente du prochain tour.
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