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Mon regard erre sur la ville endormie.
Mon esprit est habité d'une tendresse inhabituelle.
Dans la voûte céleste la lune trône en amie.
Elle paraît flemmarder, ravie, nouvelle, naturelle
Reconnue astre mystique, elle flamboie dans la nuit.
Elle engendre notre imagination chimérique.
Effleure de ses rayons un cadre baigné de griserie.
Son empreinte impulse une atmosphère onirique.
Flanquée de ses nuages dentelés elle sourit.
Ressemble à une courtisane qui appelle la critique.
Dans ce convoi fantasque elle est envahie.
Imperturbable, elle continue son escapade apocalyptique.
Dans la procession des nuages ébouriffés
débrouillarde, elle s'échappe par une pirouette.
Heureuse de ses retrouvailles avec les étoiles argentées.
L'air glacé lui donne un éclat pétrifié en alerte.
Sa curiosité insatiable veille sur nos nuits.
Effrontée, elle épie des scènes d'intérieur.
Elle use de son influence sur les semis.
Des dictons lui sont attribués avec ferveur.
Derrière ma vitre je la vois glisser, s'effacer.
Les nuages retardataires en lambeaux prennent la poudre d'escampette.
Transformiste, ses croissants font gloser.
Sûre de son attrait elle ne compte plus ses adeptes.
Le tic tac de ma montre me rappelle l'heure avancée.
Bonsoir Madame La Lune.
(droits d'auteur réservés) MC
18.01.2014
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