|
Déjà l’aube se lève.
Je me souviens d’un rêve.
Je me revois composant un alphabet.
Pour sûr, je le croyais bien écrit
et je le pensais plein d’esprit.
Ce matin- là, ne sachant que faire
en cette journée si printanière,
je traversai un jardin public
à l’esprit ô combien poétique!
L’alphabet de Hugo et celui de Valéry
me vinrent à l’esprit.
Sans plus attendre, je dus me rendre à l’évidence
sans perdre l’espérance:
le mien n’était que chimère
un presque rien, un grain de poussière.
|