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Dites moi ô mon père,je vous pose la question,
Êtes vous la chimère en haut d'un vieux bastion?
Si des cieux a la terre vous préférez ce toit,
Êtes vous bien mon père là haut loin de moi?
Il faut vous dire mon père que mort ne vous crois pas,
Je vous crois solitaire quelque part par la bas.
Je refuse au contraire qu'aux cieux vous soyez.
Si oui ô mon père de là haut répondez.
Je sais ô mon père qu'avec vos dix huit ans
La mort vous enleva a l'amour d'une enfant.
Mais vous voyez mon père combien vous me manquez,
L'orque vont mes prières vers un christ efflanqué.
Pardonnez moi mon père,si quelques fois en dieu,
Je ne suis pas sincère et mes jurons trop vieux.
Revenez moi car j'erre et me perd quelque fois
Revenez sur la terre pour me rendre la foi
Voyez vous ô mon père dans ma vie en sursis,
J'ai combattu des guerres et me voilà ainsi.
Je sais que sous terre,ma place est près de vous,
Je ne fait pas ma vie loin de vous près des fous.
Il est vrais ô mon père qu'un bateau a brulé,
Le destin trop sévère d'un homme bousculé.
Un passé bien précaire aurait pu s'effacer,
Mais ni moi ni ma mère n'avons pu oublier.
Est-ce vrais ô mon père,qu'un jour au vent léger,
Un dieu volontaire pour mieux me protéger,
Vous fit deux ailes blanches en voile de mariée.
Répondez ô mon père,pourquoi vous souriez ?
Est-ce moi votre fille la folle au regard bleu,
Qui ose croire encore malgré tout a des cieux ?
Ou vous ô mon père qui loin de moi restez,
Ou bien tout deux mon père,la folie est lestée.
Pardonnez ô mon père,si mon amour vous crie .
Ne soyez pas sectaire si en vers vous l'écris.
Je suis sur cette terre bien trop loin de vous,
Et tous les jours j'espère et vous prie a genoux.
Reviendrez-vous mon père aujourd'hui ou demain,
Voyez vous ce bréviaire jaunir au parchemin.
Il vous dit ô mon père,que bien longue est l'absence,
De deux bras qui me serrent en folles espérances
Mais quoi, ô mon père, j'entends bien votre voix,
Celle qui naguère me manquait bien des fois,
Est-elle passagère,chut ! ne me réveillez pas.
C'est la voix de mon père, que j'entends tout là bas.
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