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J’ai fait un rêve…
Dans ce monde onirique où tout semble réel,
En dehors des malheurs, loin de la sinistrose,
Les hommes sont plus forts, les femmes sont plus belles.
Tout est comme le vent : rien ne pèse, ni pose !
Sous un vert palmier, un chien monte la garde,
Un gros chat, près de lui, somnole, rassuré
Enlaçant un joli canari. La Camarde,
En ces lieux, a subi un échec assuré.
Sous le soleil chaud, sur la palette divine,
Blancs, Noirs, Jaunes, Rouges et basanés, les hommes
Vivent en paix leurs différences qui illuminent
Le vaste ciel sans nuages de leur Royaume.
Le pays est mené par un Guide si sage
Qu’il a fait du sourire un magique sésame
Qui apaise les cœurs et descelle les cages;
Une langue mystérieuse qui s’adresse à l’âme.
Le labeur quotidien est passé religion,
Une médaille qu’aucune main ne peut ôter ;
Il charge le citoyen du sort de la région
Et donne droit à la vie en communauté.
Dans ce fier pays que mon rêve m’a conté,
La règle que les gens ont décidé de suivre :
Rien n’est impossible, rien ne doit plus compter
Quand le prix de l’effort est le droit de bien vivre !
De ce rêve d'un rêve, excuse du poème,
La Vie toute nue livre ses secrets:
Un travail, un toit, un sourire et ceux qu'on aime
Gardent allumé pour toujours le Feu Sacré!
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