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Ce chemin qui traverse, les heures de ce jour,
Pour moi est un pond suspendu, au dessus de toutes choses.
Une pente à laquelle j’abandonne, à un destin rectiligne,
Les mouvements de ma volonté et les états de mon esprit.
Sur les branches du demain, je vais cueillir ce fruit,
Ému de sa présence et renouer avec cette équation :
Dedans le même instant, elle et moi ne sommes qu’un;
Cet aujourd’hui transparent, n’existe, qu’en devenant hier.
En visant de mon arc, le corps blanc de la lune,
Je voudrai évincer, des cieux, cette nuit dégoulinante d’ombres,
Et y clouer souverain, cet astre blond, qui me dévoilera son être.
Maintenant naufragé d’une immensité vierge, je regarde féconder,
Ce moment de nous revoir, une ligne vers ce doux archipel,
C’est ainsi que, de survivre ce jour, pour vivre demain, de la revoir…
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