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Réflexion
Dans chaque poème que j’ai écrit, j’ai gouté une découverte, une saveur particulière. Une trouvaille, un mot, un accord de voyelles, un mouvement secret, l’amorce des vers, un cri
une figure. En artisan, j’ai aimé des moments, des réussites même fugitives, des architectures
qui me proposaient des perspectives et me révélaient les secrets d’une poésie, une connivence d’un instant de bonheur
Il est admis qu’il n’existe pas d’exactitude, de solution, de vérité en poésie, mais je constate en écrivant mes poèmes que le futur explose en poésie comme dans le présent
Tout ce qui se fait autour de la poésie, opinions, critiques, analyses, contestations n’est rien : le poème seul compte et vit ou n’existe pas de sa vie propre. Il est enfant conçu au plus obscur de la nuit à qui j’ai donné sa propre existence.
Heureusement il y a encore des amants de mots, de vers des gouteurs de silences, des passionnés de fleurs
Ainsi va ma réflexion
André DAUPHIN au lever de ma nuit
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